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Chichén Itzá

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Chichén Itzá est une ancienne ville maya située entre Valladolid et Mérida dans la péninsule du Yucatán, au Mexique. Chichén Itzá était probablement le principal centre religieux du Yucatán et reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants et les plus visités de la région. Le 7 juillet 2007, l’endroit a été désigné comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde après un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation.

La présence d’une cité maya à cet endroit est due à la présence de deux puits naturels (cénotes) qui constituaient un trésor inestimable dans cette région dépourvue d’eau. Le site doit d’ailleurs son nom à cette source d’eau souterraine : Chi signifie « bouche » et Chén, « puits ». Itzá est le nom du peuple qui fonda la ville en 534 après J.-C. et l’abandonna un siècle plus tard pour des raisons encore inconnues. À partir du Xe siècle, Chichén Itzá devient alors le centre religieux d’une civilisation Maya-Toltèque florissante et était probablement un lieu d’initiation pour les prêtres qui étaient par la suite envoyés dans le reste du Yucatán. Chichen itza a d’abord été acheté par Edouard Thomson qui a fait des fouilles dedans alors qu’il n’y avait pas droit et a envoyé ce qu’il a trouvé vers les Etats-Unis, suite à ces découvertes, le gouvernement mexicain a alors mené cette affaire en justice pour récupérer ces trésors archéologiques. Apres de longues années de négociations, le musée qui détenait les trouvailles a dû en rendre une partie, mais évidemment, ils n’en ont rendu que les petits morceaux les moins importants.

La pyramide de Khéops

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La grande pyramide de Khéops est un monument construit par les égyptiens de l’antiquité, formant une pyramide carrée de 137 m de hauteur. Tombeau du pharaon Khéops, elle fut édifiée il y a plus de 4500 ans, sous la IVe dynastie, au centre d’un vaste complexe funéraire se situant à Gizeh en Égypte.

Elle est la seule des sept merveilles du monde de l’antiquité à avoir survécu jusqu’à nos jours. Durant des millénaires, elle fut la construction humaine de tous les records, la plus haute, la plus volumineuse et la plus massive. Véritable symbole de tout un pays, elle est depuis plus de 4500 ans le monument le plus scruté et le plus étudié au monde. Le tombeau, véritable chef-d’œuvre de l’Ancien Empire égyptien, représente la concentration et l’aboutissement de toutes les techniques architecturales mises au point depuis la création de l’architecture de pierre par Imhotep pour la pyramide de son souverain Djéser. Toutefois, les nombreuses particularités architectoniques et les exploits atteints en font une pyramide à part qui ne cesse de captiver l’imagination des hommes.

Le rôle de la pyramide au sein du complexe funéraire 

La pyramide de Khéops fait partie d’un complexe plus large, constitué :

  • d’un temple funéraire en deux parties, une basse appelée « temple de la vallée » et une partie haute située à proximité de la pyramide, ces deux parties étant reliées par une chaussée servant de galerie de communication ;

  • d’un ensemble composé de la pyramide de Khéops, de trois pyramides de reines, d’une pyramide satellite, ceint d’une muraille, relié à la galerie de communication par l’intermédiaire de la partie haute du temple ;

  • de multiples mastabas regroupés en trois cimetières ou villes de mastaba situées à l’orient derrière les pyramides des reines, au sud de la grande pyramide et à l’occident de la pyramide du roi, dans le désert.

Architecture de la pyramide 

La pyramide de Khéops a bénéficié, pour son érection, des développements et des innovations techniques des pyramides de son père Snéfrou à Dahchour. Elle ne semble avoir subi aucun changement de plans à l’extérieur. Ce point est par contre sujet à discussions en ce qui concerne l’intérieur du monument. Deux écoles s’affrontent ; il y a les partisans d’un projet unique et les partisans de trois projets successifs. Il semble que l’architecte en fut le vizir Hémiounou.

Vue en coupe et distribution interne de la pyramide de Khéops

Vue en coupe et distribution interne de la pyramide de Khéops

Système de couverture, entrée de la pyramide de Khéops

Système de couverture, entrée de la pyramide de Khéops

La pyramide de Khéops en quelques chiffres clefs :

  • Base de la pyramide sud : 230,454 m ; nord : 230,253 m ; ouest : 230,357 m ; est : 230,394 m ;
  • Hauteur initiale 146,58 m, aujourd’hui 137 m[ ;
  • Périmètre 922 m ;
  • Surface 53 056 m² ;
  • Volume 2 592 341 m³ ;
  • Masse 5 000 000 t[ ;
  • Orientation faces orientées sur les quatre points cardinaux (erreur: ~ 3′) ;
  • Masse par bloc chaque bloc de pierre calcaire polie pèse en moyenne 2,5 t ;

La Plaine de Nazca

Les inscriptions les plus impressionnantes et les plus ambigües du monde ont été tracées dans le désert dans une région reculée du sud du Pérou. Par qui ? Quand et pourquoi ?

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Il faut attendre 1927 pour que le site de Nazca soit connu et découvert. C’est au cours d’un vol qu’un pilote péruvien, survolant la région, découvre avec étonnement les premiers tracés au sol. Jusque là invisible du sol, il prend conscience de sa découverte.

Les archéologues s’intéressent au site : Dés 1939, soit plus de mille ans après la disparition des indiens Nazcas, l’archéologue Paul Kosok s’intéresse à la découverte du site et se rend sur place.

Parmi toutes les lignes géométriques de taille gigantesque qui s’y trouvent, on a identifié 18 figures animales gravées dans le sol, dont un singe, une araignée, des oiseaux, un lézard et un chien. Certaines lignes et dessins franchissent même des vallées et des montagnes, comme l’étrange homme-hibou ou homme extraterrestre.

Des tailles gigantesques !

Ce qui impressionne à Nazca est la taille de ces traces. Elle n’est perceptible que lorsque l’on survole le Site, en avion ou en ballon.
L’araignée représentée au sol atteint plus de 50 mètres. Le fameux colibri de Nazca, lui, atteint plus de 100 mètres de long et autant de large !
Des représentations gigantesques que les Nazcas ne voyaient pas
La situation de ces lignes géantes au milieu du désert aride qui n’enregistre que de très faibles précipitations annuelles a permis que ces lignes soient protégées de l’érosion et des outrages du temps.

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L’existence des lignes de Nazca pose plus d’une question, mais la première qui vient à l’esprit est sans doute la suivante : puisqu’il est impossible de les observer à même le sol, pour qui furent-elles tracées et par quels moyens?

On ne réussit pas à dessiner parfaitement des figures dans la taille varie entre 50 m et 300 m de façon fort approximative. Ces dessins sont donc le résultat d’un long travail méthodique et très précis. Les pierres naturelles qui reposaient sur le sol furent soigneusement enlevées, et le sillon ainsi formé fut bordé par certaines d’entre elles afin d’accuser davantage son relief.

Plusieurs ont tenté d’élucider le mystère qui entoure toujours ces étranges géoglyphes. Malgré tout, les questions fusent de partout et les réponses sérieusement documentées se font rares pour ne pas dire inexistantes. Depuis la découverte des lignes, certains, à court d’arguments, ont même avancé qu’elles sont le résultat de l’intervention d’extraterrestres.

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Comment ont-ils réalisé ces dessins ?

Maria Reiche apportera, grâce à ses études de précieuses réponses à la question  » Comment ? « .

Les indiens Nazcas réalisèrent ses figurent en dégageant le sol aux endroits où étaient tracés les lignes constituants les figures.

Débarrassées des plus gros cailloux et pierres, les figures prennent naissances sur le sol.  Ceci est la première explication du  » Comment ?  » Par contre, cette question en sous entend une seconde : Avec quels moyens ? Jusqu’à présent, nous savons que l’aviation pris naissance au début du XX Eme siècle, éliminant de fait l’hypothèse de l’utilisation par les Nazcas d’un outil tel que l’avion ! Toutefois, plusieurs scientifiques ont émis l’hypothèse que les Indiens Nazcas aient su inventer et réaliser des ballons à air chaud. Plusieurs traces archéologiques de foyer important peuvent permettrent de pencher vers cette hypothèse.  En 1975, l’Américain Jim Woodman et l’aérostier anglais Julian Nott décident de tenter de fabriquer un ballon à air chaud avec les moyens de l’époque. Suite aux découvertes des momies Nazcas, les scientifiques connaissent parfaitement la constitution des bandes de toiles et des cordes ayant servies à la momification des corps.

Les deux aventuriers décidèrent donc de réaliser leur ballon avec les mêmes méthodes de fabrications, pour les cordes et les toiles, que les Indiens Nazcas utilisaient.

Une partie du résultat fut concluent puisque leur ballon s’éleva à une hauteur de 90 mètres, mais chuta brutalement au risque de tuer les deux aérostiers. Il était démontré que les Indiens Nazca auraient pu se servir de cette méthode et créér des ballons pour superviser le traçage des lignes des différentes figures. Hélas, ce n’est qu’une hypothèse, certes sérieuse, mais dont aucun autre fait archéologique ne permet d’étayer avec certitude.

Cette hypothèse reste alléchante car, sur les flans de certaines collines bordant le plateau de Nazca, on peut voir d’autres dessins de très grandes dimensions mais de factures plus primitives qui, eux, sont attribués aux indiens Paracas, prédécesseurs des Nazcas dans cette région.

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Finalement que pouvons nous dire de Nazca ?

Nul ne peut contester le fait que Nazca est un formidable trésor archéologique. Avec peut de moyens, des hommes d’une civilisation datant des premiers siècles avant notre ère, jusqu’à environ l’an 900, réalisèrent des travaux étonnants. Ils eurent la volonté de laisser des traces d’un savoir que nous avons du mal à comprendre de nos jours. Il est important de se rappeler qu’ils s’implantèrent dans un lieu où, déjà, les Indiens Paracas avaient réalisé des figures gigantesques. Cette remarque en appelle une autre : Est-ce les hommes qui décidèrent de ce lieu ou est-ce le lieu qui décidèrent les hommes à s’implanter ? Nous pouvons nous interroger sur réflexion. Il est étonnant qu’une volonté commune lie deux peuples, probablement ressemblant mais sûrement différents, à des époques si différentes. Il est relativement facile de penser que ce lieu ait été chois dans un concept religieux. Ce lieux avait un attrait magique, mystique pour ces peuples. Connaissaient-ils eux-même les raisons de cette divinité du lieu ? Il semble évident qu’ils avaient la volonté de communiquer avec quelques choses de lointain. Doit-on penser au  » lointain  » de l’esprit tels les dieux ou les divinités de leurs religions ou devons-nous penser au  » lointain  » de l’espace ? L’aspect mystique des peuples de l’Amérique du Sud ne fait aucun doute. Par contre nous savons que les sciences les attiraient et qu’ils connaissaient déjà de nombreux principes physiques. Plusieurs fois les archéologues officiels furent confrontés à des découvertes étonnantes dans des lieux ou des tombaux précolombiens. Il y a quelques décennie ils découvrirent dans une tombe une sculpture représentant un avion …

Pouvons-nous penser que les lieux choisis par les Indiens Paracas et les Indiens Nazcas étaient en relation avec l’espace ?

Peut-on penser que les représentations dans les sables de Nazca étaient destinées à des messages vers l’espace ?

D’ailleurs, n’avons-nous pas fait la même chose pour les sondes spatiales Voyager en plaçant une plaque d’identification à leur bord ?

Les traces de Nazca

Ces emplacements à flanc de colline nous démontrent, avec certiture, que les Indiens Paracas avaient besoin de prendre du recul pour réaliser leur oeuvres, d’où la nécessité de placer leurs travaux sur des flancs de collines. Cette réflexion accrédie d’office l’hypothèse que les NAzcas savaient « prendre de la hauteur » pour contempler et finaliser leurs oeuvres ! La question du « Comment » ? demeure encore entière ! Quoi qu’il en soit les Indiens Nazcas durent trouver une astuce ou des outils leur permettrant de réaliser, à grande échelle, ces figures qui nous surprennet depuis plus d’un siècle.

Maria Reich affirmait que les Nazcas procédaient, au préalable, à la construction de maquettes leur permettant, ainsi de reproduire les figures à des échelles incroyablement plus grandes que les maquettes d’origines. Seules des traces de ces maquettes semblent avoir été découvertes par l’archéologue allemande. Toutefois, rien ne permet d’être sur que cette hypothèse puisse nous conduire à une certitude.

Les traces de Nazca : Pourquoi ?

L’ensemble de la communauté scientifique se perd en conjectures ! Maria Reiche soutenait la théorie que les lignes droites constituant également les traces de Nazca étaient un calendrier astronomiques permettant de connaître et de calculer les dates et les saisons. Cette théorie tint peu avec l’évolution des technologies et l’arrivée de l’ordinateur. En 1968, l’astronome Américain Gérald Hawkins se servant de ces nouvelles technologies, démontra que l’ensemble de ces lignes ne permettait pas de constituer un calendrier astronomique.

Les années se suivent et les lignes de Nazca continuent à stupéfier les touristes et à déconcerter les historiens. Leur message est peut-être inscrit dans le sol, mais le désert refuse toujours de dévoiler ses secrets.
Les années se suivent et les lignes de Nazca continuent à stupéfier les touristes et à déconcerter les historiens. Leur message est peut-être inscrit dans le sol, mais le désert refuse toujours de dévoiler ses secrets.

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Ile de Pâques

L’île de Pâques (en espagnol Isla de Pascua, en langue māori Rapa Nui) est connue pour ses centaines de hautes statues monumentales « Les Moaïs » qui gisent brisées ou enfouies sur cette ile volcanique. Qui les sculpta et pourquoi ? Ont-elles un lien avec d’autres cultures polynésiennes ? Indiquent-elles une influence sud-américaines ? C’est ce que nous allons tentés de découvrir ….

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Au Milieu du Pacifique Sud

D’une superficie de 16 628 hectare, l’île de Pâques est un minuscule triangle de terre, perdu au milieu du Pacifique Sud. 3700 km la sépare des côtes chiliennes et 4000 km de Tahiti. Vers le Nord et le Sud, les distances sont toujours aussi vertigineuses avec 3800 km jusqu’aux Iles Galapagos et 5000 km jusqu’à l’Antarctique. Le climat est subtropical avec une température annuelle moyenne de 21°C. Les pluies sont faibles mais fréquentes, car réparties sur toute l’année.

Le Saviez-vous ? L’île de Pâques est la terre la plus habitée au monde

Une île Polynésienne

Colonisée par un groupe de Polynésiens vers le Ve siècle, l’île de Pâques est considérée comme la frontière extrême orientale de la Polynésie. Elle forme avec l’archipel de Hawaï au nord et la Nouvelle Zélande au Sud, une des limites de ces vastes parties du monde éclatée en îlots. Il y a deux millions d’années, le volcan Poike surgissait des eaux. Il fût suivi, un million d’années plus tard, par le Rano Kau, puis 760 000 ans après, par le Maunga Terevaka. Aujourd’hui éteints, ces trois volcans forment les trois extrémités principales de l’île.

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 Le volcan Rano Kau 

La dernière éruption du volcan Rano Kau remonte à 10000 ans. Son cratère, situé à 250 mètres au dessus du niveau de la mer, mesure plus d’un kilomètre de diamètre et abrite une lagune de 280 mètres de profondeur. L’Ile de Pâques est loin d’être paradisiaque. D’aspect aride, elle ne possède aucun cours d’eau. Son sol, sans cesse balayé par les vents marins, est très pauvre en végétaux. Il est presque entièrement recouvert d’une herbe rase et jaune.

Le Saviez-vous ? L’île de Pâques s’étend sur un total de 73 volcans éteints

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Cet état de désolation est largement dû à l’élevage intensif de moutons que les Anglais pratiquèrent sur l’Ile pendant la 1ère moitié du 20e siècle. De plus la terre végétale n’atteignant que 50 cm de profondeur, il est très difficile pour les arbres d’y maintenir leurs racines.

Grottes et voies souterraines

Issue de lave des volcans, les côtes de l’île de Pâques sont rocheuses et très souvent escarpées. Percées de cavernes, elles mènent parfois à de profondes grottes souterraines qui traversent le sol de part en part. On en compte plusieurs centaines dont beaucoup ont servi de refuges aux Rapa nui pendant des siècles.

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Faune et Flore

Il n’existe aucun animal autochtone sur l’île. Toutes les espèces présentes, actuelles ou passées, ont été implantées par l’homme. Les rats et les poules amenés par les polynésiens, fûrent pendant longtemps les seules sources de viande. Puis vinrent s’ajouter avec l’arrivée des Européens des chevaux, des bovins et des moutons.

UN PEU D’HISTOIRE

De 1500 av J.-C. à 800 ap. J.-C, les Polynésiens parcoururent un espace maritime immense en plein coeur de l’Océan Pacifique. Ils y découvrent l’île de Pâques en 500 ap. J.-C, date équivalent à l’aube du Moyen Age Européen. Jusqu’au 5 avril 1722, jour de l’arrivée des premiers Européens, ceux qui allaient devenir les Rapa Nui, bâtissent sur leur île une civilisation monumentale. Selon la principale légende Rapa Nui, sept éclaireurs envoyés par l’Est par les Polynésiens ont un jour découvert l’existence de l’île. Plus tard, un roi déchu, nommé Hotu Matua, vint s’y installer avec son épouse Avareipua. Il emmena avec lui hommes, femmes et enfants, ainsi que des animaux et des plantes destinés à assurer leur subsistance.

Par la suite, les Rapa Nui ont immortalisé les premiers découvreurs de l’île en représenant sept moaï à leur effigie.

Toujours visibles de nos jours, ils sont disposés sur l’Ahu Akivi, le seul Ahu de l’île construit dans les terres et non sur le rivage. Orientés vers la mer, ils regardaient symboliquement en direction de leur île polynésienne natale.

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Longues et courtes oreilles

Selon une légende, la population fût rapidement séparée en clans. Parmi les deux principaux, les Courtes Oreilles étaient probablement les descendants des premiers Rapa Nui, issus d’Huota Matua. Les longues Oreilles, quant à eux, seraient arrivés plus tardivement sur l’île.

Guerres tribales

Toujours selon la légende, au 17è siècle, de violents affrontements opposèrent les deux clans, et mirent l’île à feu et à sang. Ces guerres tribales fûrent sans doutes provoquées par une raréfaction des vivres et des matières premières, suite à plusieurs bouleversements climatiques. Les Rapa Nui étaient entrés dans une phase de décadence que l’arrivée des Européens allaient bientôt aggraver.

Le Saviez-vous ? Les polynésiens explorèrent un territoire maritime plus vaste celui des Vikings

L’arrivée des européens

Les Hollandais

En août 1721, l’amiral Hollandais Jacob Roggeveen  part à la recherche d’un continent dans le Pacifique Sud. Le 5 Avril 1722, il y découvre fortuitement l’île de Pâques. Il restera 5 jours seulement sur ce territoire minuscule.

Les Espagnols

En décembre 1770, l’espagnol Felip de Gonzalez y Hadeo, également en quête d’un continent austral, parvient jusqu’à l’île, où il y reste 6 jours. La Couronne Espagnole en prend possession et la baptise Isla de San Carlos , en l’honneur du roi Carlos III

Les Anglais

En 1774, James Cook de retour de l’Atlantique, fait escale à l’île de Pâques pendant 3 jours. Il la décrira longuement dans ses récits de voyage, mais ne voit en elle aucun intérêt stratégique pour l’Angletterre ou d’autres pays.

Les Français

Jean-François de Galaud de la Pérouse, qui mène une expédition française dans le pacifique Sud, atteint l’île le 9 Avril 1786. Acompagné d’officiers et de scientifiques, il pénètre à l’intérieur des terres afin de visiter les monuments et les habitations Rapa Nui. Plusieurs plans précis en sont pour la première fois dessinés.

Le Saviez-vous ? Pourquoi l’île de Pâques se nomme t-elle ainsi ? Parce qu’elle fût découverte par les premiers Européens le soir du dimanche de Pâques le 5 Avril 1772

Pendant la 1ère moitié du XIXe siècle, plusieurs équipages de navires étrangers, tentent des incursions dans l’île. Ceux qui y parviennent se livrent le plus souvent aux pires exactions. Après des tueries, des enlèvements et des viols, les Rapa Nui deviennent agressifs envers les nouveaux arrivants. Ils se défendent avec peu de moyens dont ils disposent, principalement en criant et en jetant des pierres.

Esclavages

Le 12 décembre 1862, un millier de Rapa Nui sont capturés par des marchands d’esclaves péruviens. Parmi les prisonniers se trouvent la famille royale ainsi que l’ensemble des hommes savants, capables de déchiffrer l’écriture rongo rongo. Tous sont destinés à un travail harassant et dangereux : l’exploitation des mines péruviennes de guano. Lorsque le gouvernement péruvien ordonna, sous les pressions anglaises et françaises, la libération des Rapa Nui, 80% d’entre eux étaient déjà morts dans les mines. 15 insulaires seulement finirent par retrouver leur île. Ils y répandirent sans le savoir le germe de la variole, contracté au contact des continentaux. Plus de la moitié de la population fût décimée par la maladie.

Evangélisés

Le frère Eugène Eyraud séjourne sur l’île en mai 1863. Il y reste 9 mois pour y revenir définitivement en mars 1866. Son oeuvre d’évangélisation, renforcée par l’arrivée de trois autres missionnaires, participe à la chute de la religion ancestrale des Rapa Nui. En 1968, à la mort du frère Eyraud, la statue la plus vénérée de l’île, appelée Hoa Hakananai’a ou la briseuse de vagues , est enlevée par  un nvaire de guerre américain. Le dernier symbole de la religion Rapa Nui est tombé.

Tyrannisés

Jean-Baptiste Dutrou Bornier, aventurier français, débarque en avril 1868. Il désire acheter les terres les plus fertiles pour pratiquer l’élévage. Rapidement, il se prétend roi de l’île et tyrannise les Rapa Nui. Il est mystérieusement assassiné en 1877.

LES MOAI, GEANTS DE PIERRE 

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838 Moaïs sont recensés sur l’île. Ce sont des représentations de divinités et d’ancêtres. Chaque clan de l’île possédait les siens, disposés sur une plate-forme sacrée. Cette dernière, appelée Ahu, servait également de lieu de sépulture et était toujours installée le long des cotes.
Toutes les statues ont été érigées dos à la mer et face aux maisons, en symbole de protection. Selon la tradition, chaque moai porte la responsabilité de la partie du monde qu’il regarde

Les mégalythes ont, pour la plupart, été façonnés dans la roche du volcan Rano Raraku. Le choix de ce matériau tient à son extraordinaire maléabilité. Composé de cendres volcaniques compactées et de petits morceaux de basalte, il se prête parfaitement au travail de la pierre.Les moais étaient entièrement réalisés dans la carrière. Chaque détail achevé, ils partaient pour leur destination finale. 

Déplacés par une force suprême

La légende raconte que, transportés par une force suprême, le mana, ils marchaient d’eux-mêmes jusqu’à leur plate-forme. En réalité, l’opération nécessitait une quantité phénoménale de force et de temps.
Il semble que les Rapa Nui ne disposaient pas de suffisament de bois pour faire rouler les idoles sur des rondins. Ils les auraient plus vraisemblablement déplacées en position debout, en les tirant par à coups à l’aide de cordes végétales, vers la droite puis vers la gauche. 
 

MOAI TE PARO : LE GEANT DES GEANTS 

Moai Te Paro est le plus haut moai jamais érigé sur l’île. Aujourd’hui renversé, il mesurait, pukao compris, 12 mètres de haut pour un poids de 80 tonnes. Sa plate-forme, Ahu Te Pito Kura, se situe à 6 km de la carrière. D’après des estimations scientifiques, il aurait fallu un an et 30 hommes pour sculpter ce moai, 2 mois et 90 hommes pour le déplacer, et 5 mois et 90 hommes pour l’ériger sur sa plate-forme.Une oeuvre collossale qui semble toutefois en dessous des ambitions et des capacités des Rapa Nui : c’est un moai de 21,65 mètres, appelé Te Tokanga, qui a été retrouvé en cours d’exécution dans la carrière. Une fois détaché, il aurait pesé 200 tonnes.  

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UNE BRUTALE DECHEANCE 

Au fil du temps, les réalisations furent de plus en plus stylisées et imposantes. Les Rapa Nui s’étaient lancés dans une course aux grandeurs censée, devant les bouleversements climatiques et la raréfaction des vivres, apaiser les dieux et les ancêtres.  Cet état de crise déclencha des guerres tribales à la fin du XVIIIe siècle. Les statues des clans adverses furent alors mises à bas en signe de représailles. Les rares à avoir été épargnées ont été renversées et pillées au XIXe siècle par les occidentaux. Ce n’est qu’au cours du XXe siècle, que certaines statues furent relevées par des scientifiques ou des mécènes étrangers. 

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En 1955, Thor Heyerdahl fait relever le moaï solitaire de l’Ahu Ature Huki dans la baie d’Anakena. Le colosse est érigé en dix-huit jours grâce au savoir-faire de Pedro Atan, le maire du village. Il est toujours debout aujourd’hui.

Une langue Ancestrale

Le Rapa Nui est la langue des insulaires. Cousine lointaine du tahitien, elle est de type polynésien. Les indigènes se la transmettent de génération en génération depuis plus de 15 siècles.C’est une langue au rythme marqué et aux consonances douces. Les syllabes y sont souvent répétées, comme dans l’expression rongo rongo qui signifie écriture. Aujourd’hui, sur les 4000 habitants de l’île, un tiers sont Chiliens et ne parle que l’espagnol. Mais les Rapa Nui se battent pour garder leur langue vivante et la faire évoluer avec la modernité.

L’alphabet Rapa Nui

A    se prononce comme en français     NG   comme dans song en anglais

E     comme un accent aigu                   O    comme en français    

    comme un h aspiré en anglais      P      comme en français

     comme en français                        R    roulé sauf en début de mot

K     comme en français                       T      comme en français 

    comme en français                       U     comme « ou » en français

N     comme en français                                son occlusif comme dans

                                                              l’interjection anglaise « oh! oh »

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Bienvenue dans un monde mystérieux

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Ce site vous invite à vous faire voyager et à rêver. Il se fonde sur les données archéologiques les plus récentes qui nous conduit vers les portes du mystère à la recherche de cité et de continents disparus. De la pyramide de Kéops à l’Ile de Paques se créé une géographie sacrée : symboles, croyances et rites, initiation, utopies millonaires… Entre ces lieux éloignés dans le Temps et l’Espace, se crée une géographie sacrée : symboles, croyances et rites, initiation, solstice et zodiaque, chiffres sacrés, utopies millénaires…Cinq mille ans d’histoire hantent ces sites mystérieux qui continuent d’aiguiser la curiosité et l’imagination des archéoloques, des explorateurs, des touristes. Un labyrinte passionnant d’énigmes.

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Auteur: Krystal78

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