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Les Météores

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La beauté des météores c’est bien évidemment ses monastères et leur mystères. Juchés sur ces immenses rochers, entre ciel et terre, perdus au milieu des nuages, leurs découvertes est un moment de magie. Les monastères des Météores ou Μετέωρα Μοναστήρια, (en grec, « monastères suspendus au ciel ») sont situés au nord de la Grèce, dans la plaine de Thessalie, à proximité de la ville de Kalambaka, à l’embouchure de la rivière Pinios, dans la vallée du Pénée, haut lieu du monachisme orthodoxe.

Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988, ce sont des constructions  à vocation religieuse perchées au sommet d’impressionnantes masses rocheuses grises, sculptées par l’érosion et appelées Météores.

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Un peu de Géologie

Les rochers, au sommet desquels les monastères sont construits, sont, d’après les écrits d’Anciens, des roches envoyées sur la terre par le ciel, d’où leur nom de météores, pour permettre aux ascètes de se retirer et de prier.

Ces masses rocheuses sont d’origine détritique et composées de « poudingue« , conglomérat formé de galets liés par un ciment sableux. A leur place se trouvait, à l’ère tertiaire, le lit d’un grand fleuve se jetant dans la mer de Thessalie qui a déposé petit à petit, des sédiments. C’est ce qui explique l’aspect stratifié des rochers. Lorsque ce fleuve s’est déplacé ou a disparu, les alluvions ont été compressés et se sont liés, sous l’action de la pression et de la chaleur. Au moment du plissement qui a donné naissance à la péninsule hellénique, l’ensemble a été soulevé et dégagé par l’érosion donnant un modelé gréseux fait de blocs arrondis typiques de ce type de roche

Un peu d’Histoire

Les premiers moines à habiter les Météores (XIe siècle) vivaient dans des grottes, en ermites. Les premiers monastères datent du XIVe siècle. Ils furent construits afin d’échapper aux Turcs et aux Albanais.

Athanase, chassé du mont Athos, fonda le Grand Météore avec plusieurs de ses fidèles, suivi par d’autres communautés (jusqu’à 24 lors de l’apogée au XVe siècle) qui occupèrent les rochers.

À partir du XVIIe siècle, de nombreux monastères furent progressivement abandonnés. Certains furent détruits ou abîmés au cours des guerres, notamment au début du XIXe siècle par les troupes d’Ali Pacha, et pendant la Seconde Guerre mondiale par les troupes allemandes.

Vers 1920 furent aménagés les escaliers actuels permettant un accès plus facile. Seuls six monastères sont aujourd’hui en activité, ayant parfois été réoccupés après une période d’abandon :

Ceux qui sont à voir :

  • Le Grand Météore, le plus important de tous, 400m d’altitude.

  • Le monastère Varlaam, y voir les fresques du XVI ème siècle.

  • Le monastère d’Aghia Triada avec son monte charge.

  • Le monastère d’Aghios Stéphanos, couvent de femmes.

Anecdotes

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La forêt de Brocéliande

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La forêt de Brocéliande…ou forêt de Paimpont n’existe pas! Non indiquée sur les cartes, elle fait partie de la mémoire celte, et sa visite fait largement appel à l’imaginaire.  En fait, Brocéliande désigne la demeure de l’Enchanteur Merlin. Elle est aussi connue sous le nom de forêt de Paimpont, qui désigne le village où est implantée ladite forêt et qui se situe à environ vingt kilomètres à l’ouest de Rennes. La forêt fait revivre les légendes celtiques, et en particulier celle du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, en vogue depuis le début du XIIe siècle, grâce aux œuvres de Chrétien de Troyes. Elle abrite aussi d’autres légendes de Bretagne 

Un peu d’histoire 

Au départ, la légende arthurienne est, il faut le rappeler, le fruit d’une habile propagande initiée par la dynastie angevine des Plantagenêts, qui se présente comme descendante de Charlemagne et souhaite asseoir son pouvoir. Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, ayant triomphé contre Harold, a envahi la Grande Bretagne. Les Plantagenêts doivent désormais songer à se construire une légitimité : celle-ci sera élaborée à partir de la mise en roman et de l’invention, il faut bien le dire, de la légende du Graal. Autre fait important: les auteurs font remonter les origines de la légende jusque dans l’Antiquité, ce qui à l’époque, est la seule filiation possible. En effet, la culture des clercs reste essentiellement antique, malgré le filtre des autorités chrétiennes, pour qui il n’y a de culture qu’ecclésiastique. Les légendes du graal sont donc le fruit d’une invention, mais pas dénuées de poésie et de mystère cependant, lesquels commencèrent à hanter la forêt de Brocéliande il y a quelques neuf siècles

Merlin, fils du diable et d’une mortelle, aida le roi Arthur dans sa recherche du Graal. Un jour, en traversant la forêt, il rencontra Viviane à la fontaine de Barenton: elle sortait de l’eau… Cet aspect magique marque les lieux, et ne peut manquer d’envoûter la visiteur: l’eau elle-même, qui coule entre des racines de chêne et sous un perron de mégalithe, est en état d’ébullition… ( cela s’explique en fait par la présence de bulles d’azote…) Puis Viviane, après avoir séduit Merlin, l’emprisonna dans une prison invisible, puis l’enferma dans un tombeau: Merlin s’étant allongé dans une fosse, la fée fit rabattre sur lui deux énormes pierres. Mais d’autres croyances hantent la fontaine de Barenton, comme celle de verser de l’eau sur son perron pour faire pleuvoir.

Quelques lieux à visiter

Paimpont est un village d’environ 1 400 habitants bâti au bord d’un vaste étang situé au centre de la forêt, domaine privilégié des légendes celtiques. Les 7 000 hectares de bois qui entourent Paimpont sont les restes d’une futaie plus dense et beaucoup plus étendue dans laquelle on a l’habitude de situer maints épisodes des romans de la Table Ronde et de la légende arthurienne. On l’appelait Brécilllien au XIIe siècle; on la désigne en Breton sous le nom de Brec’helean. Cette désignation s’est trouvée renforcée par la naissance du Pays de Brocéliande à la fin du XXe siècle, institution destinée à faciliter le développement des communes de l’ouest du département. C’est une forêt de feuillus, chênes et hêtres principalement, avec des peuplements de résineux soit en inclusion après des coupes à blanc soit sur la périphérie comme transition avec la lande, par exemple vers l’ouest dans le secteur de Tréhorenteuc et du Val sans Retour ravagé par plusieurs incendies en particulier en 1976, année de grande sécheresse et de Néant-sur-Yvel et son jardin aux moines. Elle occupe principalement le territoire de la commune de Paimpont, mais s’étend sur des communes limitrophes, principalement Guer et Beignon au sud, Saint-Péran au nord-est et Concoret au nord.

Le tombeau de Merlin et la fontaine de jouvence

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Au nord de la forêt se trouve le tombeau de Merlin. Ce monument est le vestige d’une allée couverte néolithique qui a été détruite en 1894, suite à des fouilles et dont il ne reste aujourd’hui plus que deux dalles de schiste rouge, perpendiculaires, adossées à un vieux houx. De nos jours, de nombreuses personnes vouent un culte à ce monument en y déposant un mot adressé à Merlin (en général un souhait qu’on désire qu’il exauce) ou un objet. Selon la légende, après l’avoir séduit Viviane emprisonna Merlin dans une prison invisible, puis l’enferma dans un tombeau : Merlin s’étant allongé dans une fosse, la fée fit rabattre sur lui deux énormes pierres.

La fontaine de Jouvence

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La fontaine de jouvence est un modeste trou d’eau situé près du tombeau de Merlin. Autrefois, lorsque les croyances populaires étaient fortement liées aux rythmes des saisons et à la nature, le recensement des enfants nés pendant l’année se faisait proche des fontaines. A la date du solstice d’été (21 juin), ces enfants étaient présentés aux grands prêtres afin qu’ils puissent être lavés et inscrits sur le « marith«  (registre). Les enfants qui n’avaient pu être présentés au recensement de l’année étaient ramenés l’année suivante et inscrits comme nouveau-nés de la nouvelle année, de sorte qu’il se retrouvaient rajeunis d’un an. Ceci est peut-être à l’origine de l’appellation « fontaine de jouvence ».

Le chêne des Hindrés et de Guillotin

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La forêt de Brocéliande renferme de très vieux arbres. Le plus célèbre d’entre eux est un vieux chêne âgé d’environ 1000 ans et faisant plus de 9 mètres de circonférence : le chêne de Guillotin. Il est situé entre Concoret et Tréhorenteuc. Selon la légende, un prêtre réfractaire nommé Pierre-Paul Guillotin s’y réfugia pendant la Révolution française. Il continua à administrer sacrements et bénédictions dans la région, et rédigea un précieux journal des événements révolutionnaires.

Un autre chêne célèbre de cette forêt situé près du Tombeau de Merlin est nommé « chêne des Hindres », mesurant environ 5 mètres de circonférence.

La fontaine de Barenton

La fontaine de Barenton est un lieu à la fois pittoresque et modeste de Brocéliande. Située à l’ouest de la forêt, près d’un lieu-dit nommé « Folle pensée », elle est assez difficile d’accès. Les légendes associées à ce lieux sont nombreuses. Donc selon la légende, c’est là que Merlin rencontra Viviane, et l’eau de cette fontaine aurait le pouvoir de guérir les maladies mentales. Mais attention, car verser cette eau sur le perron de la fontaine déclencherait un orage très violent, selon la légende…

Le Val sans retour

Le Val sans Retour est situé près de Tréhorenteuc, à l’ouest de Paimpont. C’est le lieu le plus réputé de la forêt. Le Val sans Retour est une vallée encaissée, très contrastée par ses paysages, creusée profondément dans le schiste rouge, (c’est le minerai de fer qui donne au schiste sa couleur rouge ; ce même minerai fausse les boussoles des randonneurs). Selon la légende, Morgane la fée, demi-sœur du roi Arthur, trahie par son amant, décida de retenir prisonniers dans ce val tous les chevaliers infidèles. Seul le chevalier Lancelot, fidèle à la reine Guenièvre, put rompre l’enchantement, échapper au sortilège et délivrer les chevaliers. On y trouve aussi le miroir aux fées, matérialisé par un lac dans lequel les fées, en y jetant un grain de blé, pouvaient lire l’avenir. Le nom de miroir lui a été donné car la forêt qui l’entourait était tellement dense que le vent n’y passait pas, rendant la surface de l’eau tout à fait immobile. Même si l’on ne croit pas aux légendes, on ne peut nier l’atmosphère étrange dans lequel baigne le Val sans Retour.

D’autres découvertes sont à faire, comme celle de l’arbre d’or, inauguré en 1991 et réalisé par François Davin suite à l’incendie du Val sans retour. Il s’agit d’un châtaignier, doré à l’or fin (!) et protégé par un cercle de pierres acérées

L’arbre d’Or 

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Le miroir aux fées

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L’hotié de Viviane

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L’hotié de Viviane (ou maison de Viviane) est situé près du Val sans Retour, un peu plus loin en s’enfonçant dans les sous-bois, à 191 mètres d’altitude. Appelé aussi « Tombeau des Druides », c’est un mégalithe datant d’environ 2500 av. J.-C. De nombreuses fouilles y ont été faites et ont permis la trouvaille de nombreux objets anciens comme une hache polie en dolérite, des tessons de poteries, des éléments en silex, des pointes et des bijoux rudimentaires.

Le Jardin aux moines

La légende dit qu’autrefois, les seigneurs et les moines de la région passaient leur temps à ripailler. Un jour Saint Méen les surprit sur la lande et les somma de se confesser et de cesser leurs orgies, ce dont ils n’en eurent cure. La punition divine ne fut pas longue, ils furent aussitôt changés en pierres à l’endroit même de leur péché.

Ce lieu ne fait pas partie des légendes arthuriennes, mais c’est un site spectaculaire de Brocéliande. Situé à Néant-sur-Yvel, il est aussi appelé « Jardin aux tombes ». C’est en fait un site mégalithique daté de 3000 à 2500 avant notre ère. Long de 27 m sur 5 ou 6 m de large, il est constitué de 27 blocs de schiste rouge et de quartz. Il a été fouillé en 1983 sous la direction de M.J. Briard.

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L’église de Tréhorenteuc

Enfin, le promeneur pourra se rendre à l’église de Tréhorenteuc: fondée par St Judicaël au VIIe siècle, elle offre un mélange de traditions chrétiennes, celtiques et arthurienne, jusque dans ses vitraux: s’y mêlent en effet des motifs comme le triskell, le chêne, le gland et d’autres relevant de la symbolique chrétienne. Dans le vitrail de « l’Action de Grâce », les Apôtres sont réunis autour du Saint Graal, tandis que dans celui de « L’Apparition du Saint-Graal », les Chevaliers de la Table Ronde sont assis autour du roi Arthur. Ces derniers sont aussi présents dans un des quatre tableaux du chœur

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Le visiteur doit donc faire jouer son imagination et être actif: à lui par exemple de retrouver le Hêtre de Pontus… signalé nulle part… mais bien existant! Il s’agit d’un arbre gigantesque à l’apparence inquiétante de par sa couleur sombre

Les dolmens de Carnac

Le monument

 

Vieux de 6000 ans, le site mégalithique de Carnac est un haut-lieu de la Préhistoire européenne. Ses quelques 3000 menhirs sont répartis sur 40 hectares et 4 kilomètres de longueur selon une organisation architecturée. Les alignements du Menec, Kermario et Kerlescan, et du Petit Menec (La Trinité-sur-Mer), qui forment « l’ensemble de Carnac », constituent l’une des premières architectures monumentales de pierres d’Europe.
Des études récentes ont permis de rattacher l’histoire de ces alignements aux évolutions intervenues au cours du Néolithique, entre 4500 et 2500 ans av. J.-C. : leur mise en place est intervenue dans une période qui marqua le début de la vie sédentaire.
Le rôle cultuel des alignements de Carnac est généralement admis. Les files de menhirs permettaient le cheminement vers un espace considéré comme sacré : les enceintes. Les dolmens avaient une fonction funéraire.
Depuis 1991, les sites ont dû être fermés au public pour des raisons de conservation. Il est prévu de réaliser de nouveaux aménagements permettant d’assurer un meilleur accueil des publics, de mettre en valeur les qualités paysagère et architecturale du site et, grâce à des cheminements piétons et cyclistes, de permettre une nouvelle découverte du monument.

Composition des alignements

Le site est découpé en plusieurs ensembles de menhirs. Dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant et chaque série forme un angle précis avec la précédente. En moyenne, les pierres pèsent entre 1 et 2 tonnes mais beaucoup sont nettement plus lourdes. Chaque alignement se termine sur une enceinte mégalithique plus ou moins visible.

On constate une certaine organisation entre la taille des blocs et la nature du terrain. En effet, la pente du terrain et la fracturation du granite sous-jacent a influé sur cette organisation. Les interruptions dans les alignements sont dus à des détériorations au cours des siècles, notamment pour la construction des bâtiments voisins aux alignements.

D’ouest en est, on trouve :

  • L’alignement du Ménec et le Toul-chigan.
  • L’alignement de Kermario et le Manio.
  • L’alignement de Kerlescan et le petit Ménec qui se trouve sur la commune de la Trinité-sur-Mer.

La Maison des mégalithes, au Ménec, présente au public les enjeux de la restauration du monument et permet de découvrir le site dans toute son ampleur.

L’alignement de Kermario et le Manio

Cet alignement est le plus connu et le plus fréquenté des alignements de Carnac. En effet, c’est ici que l’on trouve les plus gros menhirs. Il compte 10 lignes représentant un total de 982 menhirs. La route forme un tournant qui correspond vraisemblablement à l’enceinte mégalithique.

Cet alignement est marqué par l’existence du moulin de Kermaux qui offre un point de vue sur les alignements. Enfin, l’étang de Kerloquet creusé au XIXe siècle a détruit une partie des alignements. Il sépare en deux l’alignement avec le Kermario d’un côté et le Manio de l’autre.

Non loin de cet alignement se trouve le quadrilatère du Manio qui est constitué de plusieurs blocs de granit de 1 mètre de hauteur placés jointivement. Ils délimitaient un tertre tumulaire. On trouve aussi le Géant du Manio qui se dresse à une hauteur de 6 mètres.

L’alignement de Kerlescan et le petit Ménec

Cet alignement contient 540 menhirs répartis sur 13 lignes et sur 3,50 hectares de surface. A son extrémité, se trouve un cromlech de 39 menhirs. C’est l’alignement le mieux conservé.

L’alignement de Kerlescan se prolonge avec le Petit Ménec aujourd’hui restauré dans un bois situé au-delà de la route menant à La Trinité sur Mer.

 

LEXIQUE

Cairn : amas de pierres recouvrant une ou plusieurs tombes.
Cromlech : cercle de menhirs.
Dolmen : monument mégalithique à fonction funéraire composé de grandes dalles.
Menhir : pierre dressée, isolée ou en alignement.
Néolithique : période préhistorique où se développent l’agriculture et l’élevage. De 6000 à 2000 ans avant J-C.
Tumulus : cairn recouvrant une ou plusieurs chambres funéraires ayant souvent livré un mobilier archéologique important lors des fouilles entreprises.

Auteur de l’article :

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Le Géant d’Atacama

La plus belle pièce est le géant d’Atacama, haut de 120 m, sur la Sierra Unica. Comme à Nazca, il est entouré d’un réseau de lignes et de « pistes ».

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Géant d’Atacama

Sa longueur est de 183 m. Sur l’une des branches, un saurien a été dessiné. Ce candélabre a été taillé par les Paracas, les prédécesseurs des Nazcas dans la région.
La photo ci-dessous date de 1974. Malheureusement, le site n’était pas protégé et des vandales ont, depuis, saccagé ce dessin.

Dans le désert d’Atacama, au Chili, on peut voir des images d’animaux, des cercles, des spirales et un homme volant, dessinés avec des pierres.

Le Géant de Cerne

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Le géant de Cerne Abbas dans le Dorset

Les spécialistes ne s’accordent pas sur l’âge du géant de Cerne. Pour certains, il remonterait à au moins 2 000 ans, pour d’autres, il n’aurait que 300 ans. Les couples sans enfants venaient passer la nuit sur son phallus en érection dans l’espoir d’avoir un bébé.

Le dessin est de style assez naïf. L’homme tient dans la main droite une massue de 36,5 mètres de long qu’il brandit au-dessus de sa tête. Il est apparemment nu et présente un sexe en érection bien en évidence. Son bras gauche est étendu et des recherches récentes ont montré que la trace, non visible aujourd’hui, d’un pan de vêtement ou d’une dépouille d’animal était à l’origine dessinée suspendue sur ce bras, rapprochant de cette façon d’une manière probable le géant de Cerne Abbas avec une représentation mythologique de Hercule portant la dépouille du Lion de Némée

La plus ancienne référence au géant se trouve dans un document de 1694, faisant référence à un coût de 3 shillings pour son entretien. Ensuite en 1742 un certain John Hutchins, auteur d’un guide du Dorset, mentionne le géant et situe sa confection dans le siècle précédent. On pense maintenant que la figure aurait été creusée par un serviteur de Lord Holles, seigneur du manoir proche. Cet épisode se serait déroulé durant la guerre civile anglaise et son but aurait été de se moquer d’Olivier Cromwell en le représentant sous la forme d’un Hercule car ses ennemis le surnommaient l’Hercule anglais.

Une légende locale explique que l’origine du dessin serait un géant réel qui aurait été tué par les gens du village, lesquels auraient ensuite dessiné sa silhouette sur la colline en suivant son contour.

À l’occasion de la sortie du film Les Simpson en juillet 2007, un dessin représentant Homer Simpson en slip, un beignet à la main a été dessiné à la peinture juste à coté du géant, provoquant une levée de boucliers d’associations de protection du patrimoine et de néo-paganistes qui appelèrent à invoquer la pluie pour laver l’affront.

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Les autorités ont autorisé ce dessin mais ce n’est pas le cas de plusieurs fédérations qui souhaitent le voir disparaître au plus vite de cette zone d’intérêt scientifique, comme l’a souligné Ann Bryn-Evans, présidente de l’association Pagana. A l’heure actuelle, la pluie a complètement effacé ce dessin.

Détail des tranchées

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La figure est tracée par une tranchée d’environ 30 cm de large sur 30 cm de profondeur dans la prairie de la colline, enlevant la couche d’humus et creusant dans la craie sous-jacente ce qui empêche l’herbe de repousser et explique sa pérennité. Le dessin est celui d’un homme en pieds, vu de face, de 55 mètres de haut sur 51 mètres de large. L’ensemble du dessin ne peut être observé que de l’autre versant de la vallée ou du ciel.

Le grand Homme de Wilmington

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Sur les pentes verdoyantes des collines crayeuses du Sud de l’Angleterre, une cinquantaine de sculptures ont été réalisées à même le sol.
L’œuvre la plus impressionnante est le Grand Homme de Wilmington, dans l’East Sussex. Sculpté dans le flanc d’une colline, ce colosse mesure plus de 7 mètres de haut, et a des épaules de près de 15 mètres de large. Ses jambes sont longues d’une trentaine de mètres.

Le Grand Homme de Wilmington, mystérieux gardien de la South Downs, a dérouté les archéologues et les historiens des centaines d’années. L’absence de preuves historiques laisse encore beaucoup de théories au sujet de sa riche histoire. Beaucoup de gens sont convaincus qu’il est préhistorique, d’autres pensent qu’il est l’œuvre d’un moine artistique du Prieuré proximité entre le 11ème et 15ème siècle.

Un autre géant, celui-là complètement nu et brandissant une énorme massue, domine de ses 55 mètres le village de Cerne Abbas, dans le Dorset (voir cat. Géant de Cerne).

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Les chevaux blancs du Dorset

Dans les plaines du Dorset, de nombreux chevaux blancs sont observables sur la colline.

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Le cheval blanc d’Uffington

Le cheval blanc d’Uffington est composé de lignes élégantes blanches creusées directement dans la colline de craie sous-jacente à la couche d’humus, près d’Uffington Castle dans le comté d’Oxfordshire en Angleterre.

La figure mesure environ 123 mètres de long.

On a longtemps cru qu’elle avait été ordonnée par le roi Alfred pour commémorer sa victoire sur les Danois en 871, ensuite on lui a donné comme créateur Hengist, Chef Anglo-saxon du Vème siècle.

Certains ont pensé qu’il ne s’agissait peut être pas d’un cheval, mais d’un dragon. Cette hypothèse viendrait appuyer la légende selon laquelle Saint Georges aurait terrassé le dragon sur une colline voisine.

Des études plus récentes démontrent que son origine remonte aux environs de l’an 1000 av. JC, vers la fin de l’âge en bronze.
La silhouette représente sans doute une divinité locale ou une figure pour honorer les dieux (ce qui expliquerait qu’elle ne soit bien visible que du ciel).
Des images semblables ont été trouvées représentées sur des pièces de monnaie de cette période.

Le Cheval blanc était traditionnellement entretenu tous les 7 ans, sous la juridiction du seigneur local, la population participant à l’organisation et au financement de cet entretien

Le cheval blanc de Westbury

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C’est le plus vieux des chevaux blancs sculptés sur les collines du Wiltshire.

Il a été reconstitué en 1778, une action qui a sans doute effacé la sculpture initiale qui occupait la même pente.
Une gravure datant des environs de 1760 laisse apparaître un cheval allant dans la direction opposée, plus petit que le cheval actuel.

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Cependant, il n’y a actuellement aucun document mettant en évidence l’existence du cheval de craie de Westbury avant l’année 1742.

L’origine du cheval blanc de Westbury reste obscure.

On prétend souvent qu’il aurait lui aussi été commandé par le Roi Alfred pour commémorer sa victoire contre les Danois en 878.

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Au 18ème siècle, le cheval blanc était un symbole héraldique lié à la nouvelle famille royale anglaise, la Chambre de Hannovre, et quelques disciples pensaient que le cheval blanc de Westbury aurait pu avoir été sculpté au début du 18ème siècle comme symbole de fidélité à la nouvelle maison régnante protestante.

Dans les années 1950, le cheval a été vandalisé. Il a été réparé, mais les traces du passage des vandales restaient visibles et il a donc été reconstitué une nouvelle fois en 2006.

Aujourd’hui, les discussions sur ses origines continuent.

Le cheval blanc d’Osmington

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Ce cheval blanc a été sculpté dans la chaux, sur le flanc nord de la colline d’Osmington au à l’est de la ville.

Il mesure environ 86 mètres de long pour 100 mètres de haut, c’est la seule figure qui présente un cheval avec son cavalier.

Plusieurs légendes entourent sa création.

La plus commune est qu’elle a été creusée par un soldat au début du 19ème siècle pour rendre hommage au Roi George III qui se rendait souvent en visite à Weymouth.
Cependant, vu la taille et l’emplacement de la figure couvrant presque une acre, il est fort peu probable qu’il soit le travail d’un seul homme !

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Une autre histoire indique que le travail a été effectué par un groupe d’ingénieurs, posté dans Weymouth devant la crainte d’une invasion napoléonienne. Celle-ci commémorerait la bataille de Trafalgar.

La légende la plus probable est que le cheval aurait été sculpté par la population de Weymouth reconnaissante, extrêmement consciente de la valeur des visites du roi George III.

Le roi aurait été offensé en voyant que la figure semblait s’éloigner de Weymouth, prenant ceci comme une invitation à quitter la ville et n’y serait jamais revenu !
La vérité est que le roi n’a jamais vu la figure de craie, puisqu’elle a été sculptée environ trois ans après sa dernière visite à la ville.

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Selon le guide officiel du Dorset, le cheval aurait été creusé aux alentours de 1807, et le cavalier représentant le roi aurait été rajoutée autour de 1815 en geste d’appréciation pour les visites royales qui auraient apporté la richesse au village.


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Auteur: Krystal78

krystal78

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