Archives pour juin 2008

L’Atlantide

L’Atlantide : mythe ou réalité ?

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La légende du continent englouti de l’Atlantide continue de déchirer les scientifiques. Cependant, d’où trouve-t-elle ses origines ? Peut-être bien d’un certain Platon…

L’Atlantide (du grec ancien Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c’est-à-dire « île d’Atlas ») est une île qui aurait été engloutie dans la pré-Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias.

 

On trouve les premières références concernant le mythe de l’Atlantide dans le Timée du philosophe grec Platon. Le Timée est le récit d’un dialogue entre Socrate et son disciple (Platon), qui s’attache à lui décrire ce que serait la cité idéale. Platon lui révèle alors une confidence dont l’origine remonte à un homme d’Etat athénien nommé Solon, qui lui-même la tenait d’un prêtre egyptien : « [il y a 9 000 ans], on pouvait traverser cette mer [Atlantique]. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Hercule. Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. (…) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux« .

Mais où serait-elle aujourd’hui ?
Le prêtre égyptien raconte ensuite à Solon comment les Athéniens sont morts en essayant d’envahir l’Atlantide : « Dans l’espace d’un seul jour et d’une nuit terribles, toute votre armée [athénienne] fut engloutie d’un seul coup sous la terre et, de même l’île Atlantide s’abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l’obstacle des fonds vaseux et très bas que l’île, en s’engloutissant, a déposés« .

Depuis 2000 ans, l’histoire de l’Atlantide, engloutie 9000 ans avant notre ère, a été l’objet des spéculations les plus diverses. Selon Platon (IV° siècle avant notre ère) ce récit proviendrait des archives des prêtres égyptiens de la ville de Saïs.

Dans le « Timée » Platon insiste pour présenter le récit de l’engloutissement de l’Atlantide comme une histoire vraie. Le moraliste se sert ensuite de cet évènement pour développer une utopie de cité idéale … Depuis deux mille ans, en l’absence de données archéologiques ou géologiques, les spéculations innombrables sur le mythe de l’Atlantide ne sont basées que sur le témoignage du philosophe grec. Après avoir débattu pendant des siècles du sérieux de l’information, la majorité des hellénistes traitent maintenant ce témoignage comme une affabulation (Vidal-Naquet, 2000). Il est vrai qu’aucune des localisations proposées par les partisans d’une Atlantide réelle ne correspond, ni en lieu ni en date, au propos du prêtre égyptien. Trop de divagations ésotériques ont par ailleurs, discrédité la recherche d’un ancrage dans une réalité géologique par ailleurs introuvable (Kukal, 1984).

Les Açores sont elles le dernier vestige de l’Atlantide ?

Difficile à croire qu’au jour d’aujourd’hui, avec les technologies modernes, on n’aurait pas retrouvé trace de ce continent si gigantesque. Pourtant, quelques données permettraient de rendre un certain crédit à cette légende : la première, c’est que personne ne croyait non plus que Pompeï avait été englouti par les cendres d’un volcan… avant que l’on n’en retrouve les premières ruines. La seconde, d’ordre plus scientifique : une fonte des glaces est survenue lors de changements climatiques il y a plus de 11 000 ans, soit durant la période pendant laquelle Platon commence son récit, et qui a provoqué une montée très rapide du niveau des océans.
Mais il faut toutefois relativiser les écrits de Platon, qu’il vaut mieux considérer comme l’expression d’une utopie et non d’une réelle et antique cité. Le commandant Cousteau a pensé un moment relier la civilisation atalante à l’ancienne civilisation crétoise, d’autres ont pensé que les îles des Açores, situées là où Platon décrivait l’Atlantide (proche des « Colonnes d’Hercule, c’est à dire le détroit de Gibraltar), seraient les dernières parties émergées du légendaire continent. Quelques expéditions archéologiques menées dans l’Atlantique et la Méditerrannée ont bien tenté de découvrir l’Atlantide, mais ils n’ont jamais rien découvert d’autres que des ruines appartenant à d’anciennes civilisations existantes. Le mythe du monde englouti a encore de beaux jours devant lui…

Cnossos la ville labyrinthe

Le labyrinthe de Cnossos

Construit en Crète à partir est construit un peu après 2000 av. J.-C., détruit vers 1700, reconstruit tout de suite après et détruit partiellement en 1650 et définitivement en 1450 av. J.-C. A l’abandon, il sera réutilisé à l’époque grecque et à l’époque romaine. Selon Homère, Cnossos était la capitale de la Crète. C’est le plus grand des palais minoens. Il occupe une surface de près de 20.000 m². Sur les côtés Ouest et Sud, un mur faisait le tour du palais, peut-être pour en fixer les limites, mais ce n’était pas un mur de fortification.
La cité abritait le palais du roi Minos, son architecture connue sous le nom de palais de Cnossos, avec ses innombrables pièces entrelacées, est certainement le Labyrinthe que la mythologie attribue au Minotaure.
Mais que se cache t-il réellement derrière la légende du Minotaure ? Le palais de Cnossos était-il vraiment un palais ? C’est ce que nous allons tentés de découvrir …..

Découverte de Cnossos

 Les ruines de Cnossos ont été découvertes en 1878 par un antiquaire crétois, Minos Kalokairinos. Il a conduit les premières fouilles, mettant au jour des magasins dans l’aile ouest du palais, ainsi que des éléments de façades.Le 16 mars 1900, un archéologue britannique, Arthur Evans, achète l’ensemble du site et entame des fouilles de grande envergure. La fouille et la restauration de Cnossos, ainsi que la découverte de la civilisation qu’il a lui-même appelée minoenne, du nom du roi légendaire Minos, sont inséparables de la personne d’Evans. Evans était assisté par Duncan Mackenzie, qui s’était déjà signalé sur les chantiers de fouille de Milo, et par Theodor Fyfe, un architecte de l’école britannique d’Athènes. Utilisant des paysans locaux comme fouilleurs, Evans a mis au jour en quelques mois une partie importante d’un ensemble qu’il a considéré être le palais de Minos. En réalité, Cnossos est un ensemble complexe de plus de 1000 pièces imbriquées et servait à la fois de centre administratif et religieux, mais aussi de centre de stockage de denrées.

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Salle du trône du Palais

Salle du trône du Palais

 Ruines de Cnossos

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Véranda des gardes du palais de Cnossos dessinée par sir A.Evans, 1935

Vers 1570 avant notre ère, un deuxième tremblement de terre, en rapport avec l’éruption du Santorin, détruit de nouveaux les palais.
Cela n’empêche pas la civilisation minoenne d’atteindre son apogée.

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Les murs sont recouverts de fresques 

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Une des pièces du palais de Cnossos

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Vestiges d’un portique solennel, fortemment restauré par Evans

Selon l’archéologue allemand Hans Georg Wunderlich, le palais aurait été un immense mausolée destiné à recevoir les morts. Il n’aurait donc jamais été habité.

Selon lui, les hautes jarres de terre ne contenaient pas du grain ou de l’huile mais étaient des urnes où les cadavres étaient conservés dans du miel.
De même, les silos de pierre sont en réalité des sarcophages
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Urnes et vases retrouvés à Cnossos

Cette théorie est séduisante et collerait parfaitement à la légende d’un palais « maudit », abritant un monstre.
Cependant, aucun squelette n’a été retrouvé ce qui ébranle fortement la théorie du sanctuaire.

En fait, les deux théories ne sont pas vraiment convaincantes au vu des découvertes.
On imagine mal un roi s’installant dans des pièces sans fenêtre. De même, l’absence de cuisines et d’écuries est inconcevable pour un édifice d’une telle importance.

Le mystère reste donc pour le moment non résolu. Mais, les fouilles se poursuivent et Cnossos nous livrera peut-être un jour tous ses secrets

ESTHETIQUE

Les colonnades crétoises sont formées d’un nombre impair de colonnes dites renversées car elles s’évasent vers le haut. Ce sont des colonnes en bois de couleur rouge qui sont plantées dans le sol et surmontées du chapiteau typique crétois. Tout le palais possède un toit plat ce qui est assez courant sous ces climats. Les façades sont monumentales, elles s’étendent sur plusieurs niveaux et sont rythmées par des piliers et des colonnes rouges sur des murs en gypse et en albâtre. Pour rompre la monotonie des façades elles contiennent de nombreux redans.

On ne sait pas vraiment à quoi ressemblait le palais et on dénombre aujourd’hui beaucoup de reconstitutions très différentes. Le palais comme on le voit de nos jours est le fruit du travail de Sir Arthur Evans qui fit de nombreuses reconstructions très controversées ( à grand renfort de béton) et même parfois erronées.

L’intérieur du palais est agrémenté de magnifiques fresques aux motifs marins et de taureaux. On y retrouve aussi une multitude de vases. De nombreuses pièces étaient richement décorées comme les quartiers de la reine avec ses fresques de dauphins ou la salle du trône. La palette de couleur des Crétois était très riche et se diversifiait en bleus, rouges,…

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Fresque reconstituée par Evans, connue sous le nom « Prince aux lis »

Mythe du Labyrinthe et du Minotaure

Ce sont les auteurs anciens qui nous ont rapporté cette légende. Tous leurs récits sur la Crète tournent autour du Labyrinthe.
Monstre à corps d’homme et à tête de taureau, le Minotaure était le fils de Pasiphaé, femme de Minos, et d’un taureau envoyé par
Poséidon, dieu de la Mer.

Dédale est l’architecte supposé de ce Labyrinthe. Originaire d’Athènes, il a été forcé de s’exiler pour avoir tué son neveu.

Il se réfugie en Crète, où le roi Minos, fils de Zeus et d’Europe, lui demande de construire un édifice pour y enfermer le Minotaure.

Dédale imagine alors le Labyrinthe, « palais de la double hache », aux salles et aux couloirs si enchevêtrés qu’on ne peut en sortir.

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La célèbre fresque des dauphins dans le palais de Cnossos

Plus tard, Minos ayant vaincu Athènes, la cité asservie doit payer un tribut de sept jeunes hommes et sept jeunes femmes, chaque année.

Les victimes sont enfermées dans le Labyrinthe et sacrifiées au monstre. Ces sacrifices continuent jusqu’au jour où le héros Thésée tue le Minotaure. Grâce au fil déroulé par Ariane, fille de Minos, le vainqueur peut sortir des inextricables couloirs.

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Le taureau est très présent sur les fresques de Cnossos

Pour avoir déplu au roi, Dédale et son fils Icare sont enfermés dans le Labyrinthe. Ils s’en échappent en se fabricant des ailes avec de la cire. Icare s’approche si près du Soleil que ses ailes fondent. Il est alors précipité dans la mer, près de Samos, évènement à l’origine de la mer Icarienne.

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Angkor la ville temple hindoue

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Angkor Vat ou Angkor Wat est le plus grand des temples du complexe monumental d’Angkor au Cambodge. Il fut construit par Suryavarman II au début du XIIe siècle  en tant que temple de son état et capitale. Temple le mieux préservé d’Angkor, il est le seul à être resté un important centre religieux depuis sa fondation, premièrement hindou et dédié à Vishnou, puis bouddhiste. Le temple est le symbole du style classique de l’architecture khmère. Il est devenu le symbole du Cambodge, figurant sur son drapeau national, et il est le lieu touristique principal du pays.

Angkor Vat combine deux bases de l’architecture khmère pour les temples : le côté temple de montagne  et le côté temple à galeries. Il est conçu pour représenter le mont Meru, la maison des dieux dans la mythologie hindoue. À l’intérieur d’une douve et d’un mur externe de 3,6 km de longueur se trouvent trois galeries rectangulaires, chacune construite l’une au-dessus de l’autre. Au centre du temple se dressent des tours en quinconce. Contrairement à la plupart des temples d’Angkor, Angkor Vat est orientée vers l’ouest, probablement parce qu’il est orienté vers Vishnou.

Le temple est admiré pour la grandeur et l’harmonie de son architecture et ses nombreux  bas-reliefs sculptés qui ornent ses murs. Sa beauté et sa taille sont telles que beaucoup le considèrent comme la huitième merveille du monde.

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ETYMOLOGIE

« Angkor » est une forme dialectale du mot nokor, qui vient du sanskrit nāgara, « résidence royale » et vat ou wat signifie « temple » en khmer. On peut traduire « Angkor Vat » par la cité qui est un temple. Cette appellation « Angkor Vat » est utilisé depuis le XVIe siècle. Avant cette période, le temple semble avoir était appelé « Preah Pisnulok », en référence au titre posthume de son fondateur Suryavarman II.

HISTORIQUE

Angkor Vat fut construit dans la première moitié du XIIé siècle par le roi Suryavarman II dont le règne s’étala de 1113 à 1150. Comme le Baphûon  était dédié à Shiva et que Suryavarman II honorait Vishnou, il décida la construction d’un nouveau temple au sud de la ville. Ceci pourrait expliquer que l’entrée d’Angkor Vat est orientée vers l’ouest — vers Vishnou —, contrairement aux autres temples khmers.250pxangkor1866.jpeg

Le travail de construction semble avoir pris fin lors de la mort du roi, en laissant quelques-uns des bas-reliefs décoratifs inachevés. En 1177, Angkor fut pillée par les Chams, les ennemis traditionnels des Khmers. Par la suite, l’empire a été restauré par un nouveau roi, Jayavarman VII, qui a mis en place une nouvelle capitale, Angkor Thom, et un temple d’État, Bayon, à quelques kilomètres plus au nord.

Au XIVe siècle ou XV siècle, le temple fut « détourné » vers le culte de Bouddha (bouddhisme theravâda) avec un remaniement notable du sanctuaire central. Aujourd’hui encore, le temple est visité quotidiennement par des moines bouddhistes.

Parmi les temples d’Angkor, Angkor Vat fut l’un des temples les mieux conservés car, même s’il est quelque peu négligé après le XVIe siècle, il n’a jamais été complètement abandonné. Sa préservation étant due en partie au fait que ses douves fournirent une protection contre le développement de la jungle sur le site.

L’un des premiers visiteurs occidentaux au temple fut Antonio da Madalena, un moine portugais qui s’est rendu sur le site en 1586 et a déclaré que le temple « est d’une telle construction extraordinaire qu’il n’est pas possible de le décrire sur papier, d’autant plus qu’il n’est pas comme les autres bâtiments dans le monde. Il a des tours, des décorations et tous les raffinements que le génie humain peut concevoir ». Toutefois, le temple n’a été popularisé en Occident que dans le milieu du XIXe siècle grâce à la publication des notes de voyage de l’explorateur français Henri Mouhot. Il écrivit d’ailleurs : « Un de ces temples — un rival à celui de Salomon, et érigé par certains anciens Michel Ange — pourrait prendre une place honorable à côté de nos plus beaux bâtiments. C’est plus grandiose que tout ce qui nous reste de la Grèce ou de Rome, et présente un triste contraste avec l’état de barbarie dans lequel le pays est plongé aujourd’hui ».

Vue d'avion

Vue d’avion

Mouhot, comme d’autres visiteurs occidentaux au début, a été incapable de croire que les Khmers pouvaient avoir construit le temple, et le data faussement vers à peu près à la même époque que la Rome antique. La véritable histoire d’Angkor Vat a été rassemblé à partir de seulement des données stylistiques et épigraphiques accumulées dans les travaux de restauration effectués sur l’ensemble du site d’Angkor.

Angkor Vat a nécessité de considérables efforts de restauration du XXe siècle et principalement par l’enlèvement de la terre accumulée et de la végétation. Le travail a été interrompu par la guerre civile et les Khmers rouges prirent contrôle du pays pendant les années 1970 et 1980, mais relativement peu de dégâts ont eu lieu au cours de cette période de référence autres que le vol et la destruction de la plupart des statues datant des époques post-angkoriennes.

Le temple est devenu le symbole du Cambodge et est une source de grande fierté nationale. Depuis environ 1863, Angkor Vat est une partie intégrante du drapeau du Cambodge et le seul bâtiment à apparaître sur un drapeau national.

Depuis 1992, tout le site d’Angkor fut classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et même jugé « en péril«  jusqu’en 2004. En 2008, c’était le seul site cambodgien distingué de la sorte par l’UNESCO.

En janvier 2003, des émeutes ont éclaté à Phnom Penh où une fausse rumeur prétendait qu’une actrice thaïlandaise d’un soap opera avait affirmé qu’Angkor Vat appartenait à la Thaïlande.

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Les Météores

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La beauté des météores c’est bien évidemment ses monastères et leur mystères. Juchés sur ces immenses rochers, entre ciel et terre, perdus au milieu des nuages, leurs découvertes est un moment de magie. Les monastères des Météores ou Μετέωρα Μοναστήρια, (en grec, « monastères suspendus au ciel ») sont situés au nord de la Grèce, dans la plaine de Thessalie, à proximité de la ville de Kalambaka, à l’embouchure de la rivière Pinios, dans la vallée du Pénée, haut lieu du monachisme orthodoxe.

Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988, ce sont des constructions  à vocation religieuse perchées au sommet d’impressionnantes masses rocheuses grises, sculptées par l’érosion et appelées Météores.

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Un peu de Géologie

Les rochers, au sommet desquels les monastères sont construits, sont, d’après les écrits d’Anciens, des roches envoyées sur la terre par le ciel, d’où leur nom de météores, pour permettre aux ascètes de se retirer et de prier.

Ces masses rocheuses sont d’origine détritique et composées de « poudingue« , conglomérat formé de galets liés par un ciment sableux. A leur place se trouvait, à l’ère tertiaire, le lit d’un grand fleuve se jetant dans la mer de Thessalie qui a déposé petit à petit, des sédiments. C’est ce qui explique l’aspect stratifié des rochers. Lorsque ce fleuve s’est déplacé ou a disparu, les alluvions ont été compressés et se sont liés, sous l’action de la pression et de la chaleur. Au moment du plissement qui a donné naissance à la péninsule hellénique, l’ensemble a été soulevé et dégagé par l’érosion donnant un modelé gréseux fait de blocs arrondis typiques de ce type de roche

Un peu d’Histoire

Les premiers moines à habiter les Météores (XIe siècle) vivaient dans des grottes, en ermites. Les premiers monastères datent du XIVe siècle. Ils furent construits afin d’échapper aux Turcs et aux Albanais.

Athanase, chassé du mont Athos, fonda le Grand Météore avec plusieurs de ses fidèles, suivi par d’autres communautés (jusqu’à 24 lors de l’apogée au XVe siècle) qui occupèrent les rochers.

À partir du XVIIe siècle, de nombreux monastères furent progressivement abandonnés. Certains furent détruits ou abîmés au cours des guerres, notamment au début du XIXe siècle par les troupes d’Ali Pacha, et pendant la Seconde Guerre mondiale par les troupes allemandes.

Vers 1920 furent aménagés les escaliers actuels permettant un accès plus facile. Seuls six monastères sont aujourd’hui en activité, ayant parfois été réoccupés après une période d’abandon :

Ceux qui sont à voir :

  • Le Grand Météore, le plus important de tous, 400m d’altitude.

  • Le monastère Varlaam, y voir les fresques du XVI ème siècle.

  • Le monastère d’Aghia Triada avec son monte charge.

  • Le monastère d’Aghios Stéphanos, couvent de femmes.

Anecdotes

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La forêt de Brocéliande

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La forêt de Brocéliande…ou forêt de Paimpont n’existe pas! Non indiquée sur les cartes, elle fait partie de la mémoire celte, et sa visite fait largement appel à l’imaginaire.  En fait, Brocéliande désigne la demeure de l’Enchanteur Merlin. Elle est aussi connue sous le nom de forêt de Paimpont, qui désigne le village où est implantée ladite forêt et qui se situe à environ vingt kilomètres à l’ouest de Rennes. La forêt fait revivre les légendes celtiques, et en particulier celle du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, en vogue depuis le début du XIIe siècle, grâce aux œuvres de Chrétien de Troyes. Elle abrite aussi d’autres légendes de Bretagne 

Un peu d’histoire 

Au départ, la légende arthurienne est, il faut le rappeler, le fruit d’une habile propagande initiée par la dynastie angevine des Plantagenêts, qui se présente comme descendante de Charlemagne et souhaite asseoir son pouvoir. Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, ayant triomphé contre Harold, a envahi la Grande Bretagne. Les Plantagenêts doivent désormais songer à se construire une légitimité : celle-ci sera élaborée à partir de la mise en roman et de l’invention, il faut bien le dire, de la légende du Graal. Autre fait important: les auteurs font remonter les origines de la légende jusque dans l’Antiquité, ce qui à l’époque, est la seule filiation possible. En effet, la culture des clercs reste essentiellement antique, malgré le filtre des autorités chrétiennes, pour qui il n’y a de culture qu’ecclésiastique. Les légendes du graal sont donc le fruit d’une invention, mais pas dénuées de poésie et de mystère cependant, lesquels commencèrent à hanter la forêt de Brocéliande il y a quelques neuf siècles

Merlin, fils du diable et d’une mortelle, aida le roi Arthur dans sa recherche du Graal. Un jour, en traversant la forêt, il rencontra Viviane à la fontaine de Barenton: elle sortait de l’eau… Cet aspect magique marque les lieux, et ne peut manquer d’envoûter la visiteur: l’eau elle-même, qui coule entre des racines de chêne et sous un perron de mégalithe, est en état d’ébullition… ( cela s’explique en fait par la présence de bulles d’azote…) Puis Viviane, après avoir séduit Merlin, l’emprisonna dans une prison invisible, puis l’enferma dans un tombeau: Merlin s’étant allongé dans une fosse, la fée fit rabattre sur lui deux énormes pierres. Mais d’autres croyances hantent la fontaine de Barenton, comme celle de verser de l’eau sur son perron pour faire pleuvoir.

Quelques lieux à visiter

Paimpont est un village d’environ 1 400 habitants bâti au bord d’un vaste étang situé au centre de la forêt, domaine privilégié des légendes celtiques. Les 7 000 hectares de bois qui entourent Paimpont sont les restes d’une futaie plus dense et beaucoup plus étendue dans laquelle on a l’habitude de situer maints épisodes des romans de la Table Ronde et de la légende arthurienne. On l’appelait Brécilllien au XIIe siècle; on la désigne en Breton sous le nom de Brec’helean. Cette désignation s’est trouvée renforcée par la naissance du Pays de Brocéliande à la fin du XXe siècle, institution destinée à faciliter le développement des communes de l’ouest du département. C’est une forêt de feuillus, chênes et hêtres principalement, avec des peuplements de résineux soit en inclusion après des coupes à blanc soit sur la périphérie comme transition avec la lande, par exemple vers l’ouest dans le secteur de Tréhorenteuc et du Val sans Retour ravagé par plusieurs incendies en particulier en 1976, année de grande sécheresse et de Néant-sur-Yvel et son jardin aux moines. Elle occupe principalement le territoire de la commune de Paimpont, mais s’étend sur des communes limitrophes, principalement Guer et Beignon au sud, Saint-Péran au nord-est et Concoret au nord.

Le tombeau de Merlin et la fontaine de jouvence

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Au nord de la forêt se trouve le tombeau de Merlin. Ce monument est le vestige d’une allée couverte néolithique qui a été détruite en 1894, suite à des fouilles et dont il ne reste aujourd’hui plus que deux dalles de schiste rouge, perpendiculaires, adossées à un vieux houx. De nos jours, de nombreuses personnes vouent un culte à ce monument en y déposant un mot adressé à Merlin (en général un souhait qu’on désire qu’il exauce) ou un objet. Selon la légende, après l’avoir séduit Viviane emprisonna Merlin dans une prison invisible, puis l’enferma dans un tombeau : Merlin s’étant allongé dans une fosse, la fée fit rabattre sur lui deux énormes pierres.

La fontaine de Jouvence

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La fontaine de jouvence est un modeste trou d’eau situé près du tombeau de Merlin. Autrefois, lorsque les croyances populaires étaient fortement liées aux rythmes des saisons et à la nature, le recensement des enfants nés pendant l’année se faisait proche des fontaines. A la date du solstice d’été (21 juin), ces enfants étaient présentés aux grands prêtres afin qu’ils puissent être lavés et inscrits sur le « marith«  (registre). Les enfants qui n’avaient pu être présentés au recensement de l’année étaient ramenés l’année suivante et inscrits comme nouveau-nés de la nouvelle année, de sorte qu’il se retrouvaient rajeunis d’un an. Ceci est peut-être à l’origine de l’appellation « fontaine de jouvence ».

Le chêne des Hindrés et de Guillotin

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La forêt de Brocéliande renferme de très vieux arbres. Le plus célèbre d’entre eux est un vieux chêne âgé d’environ 1000 ans et faisant plus de 9 mètres de circonférence : le chêne de Guillotin. Il est situé entre Concoret et Tréhorenteuc. Selon la légende, un prêtre réfractaire nommé Pierre-Paul Guillotin s’y réfugia pendant la Révolution française. Il continua à administrer sacrements et bénédictions dans la région, et rédigea un précieux journal des événements révolutionnaires.

Un autre chêne célèbre de cette forêt situé près du Tombeau de Merlin est nommé « chêne des Hindres », mesurant environ 5 mètres de circonférence.

La fontaine de Barenton

La fontaine de Barenton est un lieu à la fois pittoresque et modeste de Brocéliande. Située à l’ouest de la forêt, près d’un lieu-dit nommé « Folle pensée », elle est assez difficile d’accès. Les légendes associées à ce lieux sont nombreuses. Donc selon la légende, c’est là que Merlin rencontra Viviane, et l’eau de cette fontaine aurait le pouvoir de guérir les maladies mentales. Mais attention, car verser cette eau sur le perron de la fontaine déclencherait un orage très violent, selon la légende…

Le Val sans retour

Le Val sans Retour est situé près de Tréhorenteuc, à l’ouest de Paimpont. C’est le lieu le plus réputé de la forêt. Le Val sans Retour est une vallée encaissée, très contrastée par ses paysages, creusée profondément dans le schiste rouge, (c’est le minerai de fer qui donne au schiste sa couleur rouge ; ce même minerai fausse les boussoles des randonneurs). Selon la légende, Morgane la fée, demi-sœur du roi Arthur, trahie par son amant, décida de retenir prisonniers dans ce val tous les chevaliers infidèles. Seul le chevalier Lancelot, fidèle à la reine Guenièvre, put rompre l’enchantement, échapper au sortilège et délivrer les chevaliers. On y trouve aussi le miroir aux fées, matérialisé par un lac dans lequel les fées, en y jetant un grain de blé, pouvaient lire l’avenir. Le nom de miroir lui a été donné car la forêt qui l’entourait était tellement dense que le vent n’y passait pas, rendant la surface de l’eau tout à fait immobile. Même si l’on ne croit pas aux légendes, on ne peut nier l’atmosphère étrange dans lequel baigne le Val sans Retour.

D’autres découvertes sont à faire, comme celle de l’arbre d’or, inauguré en 1991 et réalisé par François Davin suite à l’incendie du Val sans retour. Il s’agit d’un châtaignier, doré à l’or fin (!) et protégé par un cercle de pierres acérées

L’arbre d’Or 

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Le miroir aux fées

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L’hotié de Viviane

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L’hotié de Viviane (ou maison de Viviane) est situé près du Val sans Retour, un peu plus loin en s’enfonçant dans les sous-bois, à 191 mètres d’altitude. Appelé aussi « Tombeau des Druides », c’est un mégalithe datant d’environ 2500 av. J.-C. De nombreuses fouilles y ont été faites et ont permis la trouvaille de nombreux objets anciens comme une hache polie en dolérite, des tessons de poteries, des éléments en silex, des pointes et des bijoux rudimentaires.

Le Jardin aux moines

La légende dit qu’autrefois, les seigneurs et les moines de la région passaient leur temps à ripailler. Un jour Saint Méen les surprit sur la lande et les somma de se confesser et de cesser leurs orgies, ce dont ils n’en eurent cure. La punition divine ne fut pas longue, ils furent aussitôt changés en pierres à l’endroit même de leur péché.

Ce lieu ne fait pas partie des légendes arthuriennes, mais c’est un site spectaculaire de Brocéliande. Situé à Néant-sur-Yvel, il est aussi appelé « Jardin aux tombes ». C’est en fait un site mégalithique daté de 3000 à 2500 avant notre ère. Long de 27 m sur 5 ou 6 m de large, il est constitué de 27 blocs de schiste rouge et de quartz. Il a été fouillé en 1983 sous la direction de M.J. Briard.

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L’église de Tréhorenteuc

Enfin, le promeneur pourra se rendre à l’église de Tréhorenteuc: fondée par St Judicaël au VIIe siècle, elle offre un mélange de traditions chrétiennes, celtiques et arthurienne, jusque dans ses vitraux: s’y mêlent en effet des motifs comme le triskell, le chêne, le gland et d’autres relevant de la symbolique chrétienne. Dans le vitrail de « l’Action de Grâce », les Apôtres sont réunis autour du Saint Graal, tandis que dans celui de « L’Apparition du Saint-Graal », les Chevaliers de la Table Ronde sont assis autour du roi Arthur. Ces derniers sont aussi présents dans un des quatre tableaux du chœur

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Le visiteur doit donc faire jouer son imagination et être actif: à lui par exemple de retrouver le Hêtre de Pontus… signalé nulle part… mais bien existant! Il s’agit d’un arbre gigantesque à l’apparence inquiétante de par sa couleur sombre

Les dolmens de Carnac

Le monument

 

Vieux de 6000 ans, le site mégalithique de Carnac est un haut-lieu de la Préhistoire européenne. Ses quelques 3000 menhirs sont répartis sur 40 hectares et 4 kilomètres de longueur selon une organisation architecturée. Les alignements du Menec, Kermario et Kerlescan, et du Petit Menec (La Trinité-sur-Mer), qui forment « l’ensemble de Carnac », constituent l’une des premières architectures monumentales de pierres d’Europe.
Des études récentes ont permis de rattacher l’histoire de ces alignements aux évolutions intervenues au cours du Néolithique, entre 4500 et 2500 ans av. J.-C. : leur mise en place est intervenue dans une période qui marqua le début de la vie sédentaire.
Le rôle cultuel des alignements de Carnac est généralement admis. Les files de menhirs permettaient le cheminement vers un espace considéré comme sacré : les enceintes. Les dolmens avaient une fonction funéraire.
Depuis 1991, les sites ont dû être fermés au public pour des raisons de conservation. Il est prévu de réaliser de nouveaux aménagements permettant d’assurer un meilleur accueil des publics, de mettre en valeur les qualités paysagère et architecturale du site et, grâce à des cheminements piétons et cyclistes, de permettre une nouvelle découverte du monument.

Composition des alignements

Le site est découpé en plusieurs ensembles de menhirs. Dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant et chaque série forme un angle précis avec la précédente. En moyenne, les pierres pèsent entre 1 et 2 tonnes mais beaucoup sont nettement plus lourdes. Chaque alignement se termine sur une enceinte mégalithique plus ou moins visible.

On constate une certaine organisation entre la taille des blocs et la nature du terrain. En effet, la pente du terrain et la fracturation du granite sous-jacent a influé sur cette organisation. Les interruptions dans les alignements sont dus à des détériorations au cours des siècles, notamment pour la construction des bâtiments voisins aux alignements.

D’ouest en est, on trouve :

  • L’alignement du Ménec et le Toul-chigan.
  • L’alignement de Kermario et le Manio.
  • L’alignement de Kerlescan et le petit Ménec qui se trouve sur la commune de la Trinité-sur-Mer.

La Maison des mégalithes, au Ménec, présente au public les enjeux de la restauration du monument et permet de découvrir le site dans toute son ampleur.

L’alignement de Kermario et le Manio

Cet alignement est le plus connu et le plus fréquenté des alignements de Carnac. En effet, c’est ici que l’on trouve les plus gros menhirs. Il compte 10 lignes représentant un total de 982 menhirs. La route forme un tournant qui correspond vraisemblablement à l’enceinte mégalithique.

Cet alignement est marqué par l’existence du moulin de Kermaux qui offre un point de vue sur les alignements. Enfin, l’étang de Kerloquet creusé au XIXe siècle a détruit une partie des alignements. Il sépare en deux l’alignement avec le Kermario d’un côté et le Manio de l’autre.

Non loin de cet alignement se trouve le quadrilatère du Manio qui est constitué de plusieurs blocs de granit de 1 mètre de hauteur placés jointivement. Ils délimitaient un tertre tumulaire. On trouve aussi le Géant du Manio qui se dresse à une hauteur de 6 mètres.

L’alignement de Kerlescan et le petit Ménec

Cet alignement contient 540 menhirs répartis sur 13 lignes et sur 3,50 hectares de surface. A son extrémité, se trouve un cromlech de 39 menhirs. C’est l’alignement le mieux conservé.

L’alignement de Kerlescan se prolonge avec le Petit Ménec aujourd’hui restauré dans un bois situé au-delà de la route menant à La Trinité sur Mer.

 

LEXIQUE

Cairn : amas de pierres recouvrant une ou plusieurs tombes.
Cromlech : cercle de menhirs.
Dolmen : monument mégalithique à fonction funéraire composé de grandes dalles.
Menhir : pierre dressée, isolée ou en alignement.
Néolithique : période préhistorique où se développent l’agriculture et l’élevage. De 6000 à 2000 ans avant J-C.
Tumulus : cairn recouvrant une ou plusieurs chambres funéraires ayant souvent livré un mobilier archéologique important lors des fouilles entreprises.

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Le Géant d’Atacama

La plus belle pièce est le géant d’Atacama, haut de 120 m, sur la Sierra Unica. Comme à Nazca, il est entouré d’un réseau de lignes et de « pistes ».

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Géant d’Atacama

Sa longueur est de 183 m. Sur l’une des branches, un saurien a été dessiné. Ce candélabre a été taillé par les Paracas, les prédécesseurs des Nazcas dans la région.
La photo ci-dessous date de 1974. Malheureusement, le site n’était pas protégé et des vandales ont, depuis, saccagé ce dessin.

Dans le désert d’Atacama, au Chili, on peut voir des images d’animaux, des cercles, des spirales et un homme volant, dessinés avec des pierres.


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Auteur: Krystal78

krystal78

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