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Le Monstre du Loch Ness

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Le loch Ness, en Ecosse situé dans les Highlands, est le refuge supposé d’un monstre baptisé Nessie. Ce monstre défraye la chronique depuis les temps les plus reculés.
S’étendant sur 42 kilomètres de long, ce loch constitue la plus grande étendue d’eau douce de toute la Grande-Bretagne. Les eaux sombres sont profondes à certains endroits de près de 300 mètres.

« Cette légence plus ou moins invraisembable, commença en l’an 565 lorsque le saint moine irlandais Comban aurait vu la bête. Selon les écrits de saint Adamnan, le biographe de Colomban, un des disciples du moine était en train de traverser le loch à la nage lorsque le monstre fit brusquement surface « avec de grands rugissements et la gueule ouverte ». Ils fûrent tous frappés d’une grande terreur, mais Saint Colomban après avoir fait le signe de la croix et invoqué le Tout-puissant, aurait arrêté l’élan du monstre par ces mots : « Ne songe pas à aller plus loin ni à faire du mal à cet homme, va-ten vite ». La bête obéït et, depuis ce jour, Nessie n’a jamais fait de mal à personne ».

Quelques témoignages sur le monstre du Loch Ness

C’est en 1933 qu’un chirurgien londonien en vacances prit le premier cliché du monstre. La photo aurait été prise selon lui à environ 500 ou 800 mètres. Elle fut publiée dans le Daily Mail de Londres et souleva la plus belle controverse du 20e siècle.

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Première photo du monstre du Loch Ness prise par Hugh Gray en 1933. Il n’y aurait aucun trucage d’après les techniciens de la firme Kodak

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La photo du Dr Wilson prise en 1934 était une supercherie. Le canular n’a été découvert qu’en 1994. 

La photo du Lieutenant Colonel Robert Kenneth Wilson, un gynécologue londonien fût publiée dans les plus grands journaux londoniens et souleva une controverse qui allait durer pendant de longues années. Cette photographie fit le tour du globe et donna naissance à la légende populaire de Nessie, cet insaisissable monstre marin tapi dans le fond de ce lac lugubre.

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2ème photo du Dr Wilson

Près de 60 ans plus tard, Christopher Spurling avouera sur son lit de mort que la photo était un canular qu’il avait réalisé avec le beau frère du docteur Wilson, Ian Wetherell, pour se divertir. La fameuse photo n’était qu’une tête de serpent de mer bricolée et accrochée à un petit sous marin mécanique  Ils avaient utilisé le nom du Colonel pour donner l’avantage de crédibilité à l’histoire. Devant l’importance inattendue qu’avait prit l’affaire, les deux compagons avaient décidé de ne pas révéler leur secret…

Cependant, la photo, qui fût pendant longtemps considérée comme véridique, fit tout un émoi. Ceux qui croyaient fermement à l’histoire du monstre y virent une preuve. La photo correspondant exactement aux nombreuses descriptions qui avaient été ramenées au sujet du monstre depuis 1850. Parmi les gens qui supportaient la cause de la véracité de Nessie se trouvaient des hommes très respectables (professeurs, chercheurs et même un prix Nobel…). De nombreuses théories firent surface. On fit remarquer qu’à la fin de l’époque glaciaire, il y a 10000 ou 15000 ans, la fonte des glaces aurait pu faire augmenter considérablement le niveau des mers. Emportée par ces eaux, une famille de plésiosaures aurait pu se retrouver jetée dans les eaux du Loch Ness nouvellement formé.

Alors que les zoologistes et les naturalistes avaient tendance à se montrer prudent, plusieurs esprits plus hardis se mirent en quête de nouvelles preuves. Ils en trouvèrent, et parfois d’ailleurs sans avoir eu besoin de les chercher. C’est le cas de Lachlan Stuart, un ouvrier forestier qui habitait non loin du Loch Ness. Un jour de 1951, à environ 6 heures du matin, alors qu’il sortait pour traire ses vaches, il observa un bien curieux remous dans le lac. Puis, trois bosses apparurent, ce déplaçant l’une derrière les autres en direction du rivage. Stuart se rua dans sa maison, agrippa son appareil photo et un ami pour lui servir de témoin. Il ne parvint à prendre qu’une seule photo du monstre, mais ce cliché, pris à une distance d’environ 60 mètres, allait connaître la même fortune que celle du colonel.

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En 1960 fût réalisé le premier film sur ce que pouvait être Nessie. Son auteur, un ingénieur en aéronautique, abandonna son travail pour se consacrer uniquement à la recherche du monstre du Loch Ness. Il installa sa nouvelle demeure sur le loch, dans un petit bateau afin de poursuivre sans relâche ce monstre insaisissable.

L’enthousiasme de cet homme allait en éveiller d’autres et permettre une approche plus scientifique du problème. C’est donc en 1961 que fût officiellement créé le Loch Ness Phenomena Investigation Bureau (Bureau d’enquêtes sur les phénomènes du Loch Ness). Durant les mois d’été, l’organisation posta des volontaires stratégiquement partout autour du lac. Tous les étudiants étaient équipés d’appareil photo et pouvait donc exercer une observation totale sur toute l’étendue du lac. Les résultats ne furent pas concluants. Même chose pour les chaînes de télévision britanniques et japonaises qui ont tenté de prendre le monstre sur pellicule grâce aux méthodes les plus modernes.

Une des tentatives mettait en oeuvre un submersible nommé le Pisces. Il était muni d’un équipement perfectionné et soutenu par un submersible miniature américain nommé le Viperfish ainsi qu’une équipe d’experts en sonar. Pendant des jours les objectifs balayaient sans arrêt la surface. Il y avait aussi une machine « pour faire du bruit » prêtée par la Royal Navy avec laquelle ils croyaient être capable de réveiller un monstre léthargique. Les chercheurs ont aussi laissé pendre dans l’eau un appât, d’environ 50 lbs, constitué de sang d’animal séché, d’hormones de serpent et d’autres bonnes choses susceptibles de plaire à Nessie. Malheureusement, aucune image ni aucun son n’a été capté par toute cette technologie. Par contre, l’expédition a trouvé une gigantesque caverne sous-marine. Le repaire du monstre ? Si c’est le cas, ce dernier était absent lors de la visite.

La biomasse connue (la production de matière vivante, et donc les ressources alimentaires disponibles) est insuffisante pour assurer la nourriture d’une population viable de grands prédateurs (plusieurs dizaines d’adultes pour maintenir une certaine diversité génétique, pesant plusieurs tonnes d’après leurs dimensions). Un rapport affirme que le Loch Ness est incapable de nourrir un prédateur de plus de 300 kg.

Si une dizaine de ces monstres nageaient dans le lac en même temps, il y aurait eu beaucoup plus d’observations. Nous aurions trouvé des os, des carcasses, une tanière sous-marine… Aussi, le nombre d’observations est très inférieur à ce que l’on peut attendre d’un animal respirant en surface comme un reptile ou un mammifère. Si l’on considère que l’animal effectue des apnées d’une heure, ce qui serait déjà considérable, il y aurait 24 venues à la surface par jour ou encore 240 pour une population d’une dizaine d’individus. Maintenant, tenant compte de la quantité de touristes phénoménale qui se trouve autour du lac sans arrêt, des webcams qui surveillent le lac sans arrêt et de la technologie déjà déployée pour essayer de trouver une trace de vie… Il y aurait eu probablement un signe. Aussi, de nos jours, il est possible d’aller faire le tour du Loch Ness en sous-marin pour environ une centaine de $ /heure. Tous ces gens auraient sans doute fini par tomber face à face avec Nessie.

Parmi les théories intéressantes (autre que celle des plésiosaures invisibles) se trouve celle selon laquelle des phoques auraient été au centre de la majorité des observations. En effet, des phoques (Phoca vitulina). Williamson (1988) a donc suggéré que le monstre du Loch Ness pourrait s’expliquer par la présence occasionnelle de ces phoques, dont plusieurs ont été photographiés voire capturés. Toutefois, les dimensions prêtées au monstre du Loch Ness, comme la mention quasi unanime d’un long cou, montrent que ces hypothèses sont insuffisantes pour rendre compte du dossier. C’est ici qu’intervient une autre hypothèse, avancée par Lehn en 1979, la réfraction atmosphérique : ce phénomène optique, commun sous ces latitudes, et qui s’apparente à un effet de mirage, entraîne une déformation et un allongement des images. La conclusion la plus probable, jusqu’à preuve du contraire, est donc que les témoignages valables sur le monstre du Loch Ness sont en réalité des observations de phoques occasionnellement fourvoyés dans le loch (expliquant ainsi les dissensions sur le nombre de membres et l’aspect de la queue), et déformées par le phénomène de réfraction atmosphérique.

Adrian Shine, du Projet Loch Ness, affirme que le monstre pourrait être un esturgeon Baltique, un poisson primitif muni d’un bec et d’épines et qui peut mesurer jusqu’à 9 pieds de long et peser environ 450 livres. Certains n’y verront qu’une autre histoire de pêcheur, mais l’évidence scientifique semble démontrer que Nessie serait, au mieux, un gros poisson dans un grand lac, ou une grosse vague dans un grand lac.

Le loch Ness est très vaste et très sombre. Des habitués de la place ont déjà déclaré qu’il était facile d’avoir peur, parce que ce ne sont pas les ombres, les remous et les vagues étranges qui manquent sur ce lac. Une chose est sûre cependant au sujet du Loch Ness, il n’y a pas beaucoup d’endroits touristiques qui lui ressemble. Le climat étant peu attirant, Nessie est devenu extrêmement bénéfique à l’activité touristique de la région.

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Il existe une multitude de témoignages et il est impossible de tous les citer. Plusieurs milliers ont été répertoriés qui ont permis de faire un portrait robot de l’animal. En voici quelques uns ;

Le 14 octobre 1971, le père Grégory Brosey contemplait le lac en compagnie d’un visiteur de l’abbaye bénédictine.
Subitement, une violente agitation des eaux les fit sursauter. A 300 mètres, un grand animal se profila. Il dressa la tête à 2 mètres de haut puis s’éloigna.

Le 8 juillet 1975, Allen Wilkins, un enseignant, et son fils virent à 7h20 une forme noire d’environ 7 mètres apparaître et disparaître.
A 10h12, l’enseignant accompagné de sa femme, photographia trois grosses bosses triangulaires. Les bosses disparurent à l’approche d’un bateau à moteur.
A 21h25, Wilkins et plusieurs personnes virent une tâche noire émergeant de l’eau et formant deux bosses.

Le 21 juillet 1976, deux mécanisiens d’Inverness se trouvaient sur un bateau lorsqu’ils virent une bosse dans leur sillage. Ils firent demi-tour pour aller voir çà de plus près; Là ils observèrent cinqu bosses noires de 3 à 4 mètres de long et d’un peu moins d’un mètre de haut. Ils purent observer ce ballet aquatique pendant une quinzaine de minutes.

Dernière vidéo de Nessie (mai 2007)

http://www.dailymotion.com/video/x258qk

Un scientifique amateur a tourné des images du fameux monstre du Loch Ness fin mai. Gordon Holmes dit avoir vu un objet noir de jais d’environ une quinzaine de mètres de long se déplaçant très rapidement dans l’eau, et a cru qu’il pourrait s’agir d’une très grosse anguille. « Je ne pouvais en croire mes yeux », a déclaré le technicien de laboratoire de 55 ans.

Un amateur de Nessie et biologiste marin, Adrian Shine, du Loch Ness 2000 Centre à Drumnadrochit, sur les bords du lac, a visionné la vidéo et espère pouvoir l’analyser au cours des prochains mois. « Je me considère comme étant un observateur sceptique de ce qui se passe dans le loch, mais je garde l’esprit ouvert », a-t-il déclaré. « Il n’y a pas de doute que ces images sont parmi les meilleures que j’ai jamais vu ».

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Adrian Shine a déclaré que la vidéo était particulièrement utile, puisque Gordon Holmes y effectue un panoramique afin de capter les berges en arrière-plan, ce qui réduit considérablement les risques de vidéo truquée.

Les médias écossais sont sceptiques quand surviennent de prétendues observations du monstre, mais les images de Gordon Holmes sont si probantes que même la très sérieuse BBC les a présentées à son principal bulletin d’informations de mardi.

Le portrait robot de Nessie

L’animal possède une tête reptilienne, un long cou qu’il peut dresser à environ 2 mètres au-dessus de l’eau ainsi que de grands yeux. Il possède deux ou trois bosses sur le dos. La queue est mobile et créé des remous importants quand il nage. L’animal semble inoffensif et plutôt farouche.

Il est troublant de constater que les photos prises montrent une grande ressemblance entre Nessie et les plésiosaures, notamment les élasmosaures.
Le plus connu des élasmosaures,
Elasmosaurus, vivait au Crétacé supérieur. Aucun de ses restes n’ont été retrouvé en Europe.
Par contre, d’autres plésiosaures vivaient en Europe et notamment en Angleterre comme
Plesiosaurus.

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Squelette d’un Plésiosaure à long cou

Cependant, ces reptiles marins disparus ne ressemblent pas au monstre du Loch Ness. Les bosses sur le dos, par exemple, posent un problème. De plus, les Plésiosaures sont censés avoir vécu dans un milieu marin salé et non en eau douce.

A ce propos, les partisans de l’existence du monstre ont avancé l’argument suivant :

« A la fin du dernier âge glaciaire, il y a 10 000 ans environ, la fonte des glaces a fait considérablement monter le niveau des mers. Emportés par cette montée des eaux, plusieurs plésiosaures auraient pu se trouver jetés dans les eaux du loch nouvellement formé »

Cet argument implique deux choses :

  • D’une part, cela voudrait dire que les plésiosaures ont survécu à la grande extinction de la fin du Crétacé

  • D’autre part, qu’ils auraient réussi à s’adapter à une eau gelée. Très franchement, du point de vue géologique, c’est impossible. Si des plésiosaures avaient survécu, ils auraient été congelés par la pression des glaciers.

Le fait de ne pouvoir identifier avec précision cet animal d’après les photos ne prouve pas qu’il n’existe pas car nous sommes loin de connaître toutes les espèces qui se sont succédées au Mésozoïque.
Par contre, les paléontologues n’ont pas retrouvé, à ce jour, de fossiles de reptiles marins datés d’une période postérieure au Crétacé. Officiellement, tous les
reptiles marins ont disparu en même temps que les dinosaures à la fin du Crétacé.

A la recherche de Nessie

Il est difficile de prouver l’existence du monstre en raison de son aptitude à ne pas vouloir se montrer quand il le faudrait.

Les eaux du loch sont difficiles à explorer. La détection électronique n’y est pas toujours possible et l’opacité des eaux n’arrange rien. La visibilité moyenne est de 1,50 mètre.

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Le loch Ness

En 1972, l’Académie de science appliquée organisa une expédition scientifique, dirigée par le professeur Robert Rines.
La nuit du 8 août, vers une heure du matin, l’équipe commença à voir dans le rayon sonar les traces épaisses et noires d’une grande masse en mouvement, traces semblables à celles obtenues par l’expédition de 1970.

Tracés du sonar

Le sonar enregistra l’apparition de deux gros objets. La caméra stroboscopique photographia les tâches détectées.
En raison de l’opacité de l’eau, les vues étaient floues. Cependant, l’analyse par ordinateur révéla des images intéressantes :

  • Un grand aileron en mouvement de 1,20 à 1,80 mètre de long

Image qui ressemble à un grand aileron captée par une caméra immergée

  • Deux objets ressemblant à des gros animaux, l’écart entre les deux corps était d’environ 3,50 mètres

En juin 1975, une nouvelle expédition fut organisée avec un matériel de détection plus sophistiqué. Plusieurs photographies montrent :

  • Une partie d’un corps rosâtre

  • Le torse antérieur, le cou et la tête d’un animal vivant ainsi que deux courts ailerons

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 Photo prise par une caméra immergée lors de l’expédition

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La meilleure photo montre la tête de l’animal. Elle a été prise de profil et l’on peut observer une gueule ouverte et plusieurs excroissances formant des cornes.

Les scientifiques, après analyse des différentes photos, ont décrit l’animal de la manière suivante :

  • Un animal d’une longueur total de 6 mètres avec un cou épais de 45 centimètres

  • Une gueule de 22 centimètres de long et 13 centimètres de large

  • Des cornes de 15 centimètres, écartées de 25 centimètres

Il est à souligner que les photos rapportées par cette expédition ébranlèrent sérieusement les scientifiques les plus sceptiques.
Cependant, de nombreux experts estiment qu’il n’y a là pas matière à certitude. On ne peut les en blâmer étant donné l’aspect très flou des prises de vue. D’une manière générale, les scientifiques hésitent par peur du ridicule. Certains comme le professeur Maurice Burton, attaché au département d’histoire naturelle du British Muséum, se sont montrés de fervents partisans de l’existence du monstre pour subitement devenir les adversaires les plus acharnés. Le zoologue hollandais Oudemans a, lui, consacré deux mémoires au monstre et a conclu à son existence.

Le Thalassomedon ressemble également à certaines descriptions du monstre du Loch Ness

En 1987, une nouvelle expédition à grande échelle est mise en œuvre. Le nombre de navires et la distance entre chaque embarcation avaient été calculés pour que les faisceaux d’ultrasons envoyés par les 24 échosondeurs embarqués se recoupent et ne laissent pas un seul centimètre carré du loch inexploré.
Devant 300 journalistes venus du monde entier et 15 réseaux de télévision nationaux, les responsables de l’expédition avouèrent n’avoir rien découvert d’extraordinaire.
Ils enregistrèrent seulement trois échos curieux dont l’un fort et persistant à une profondeur d’environ 200 mètres.
Le banc de poissons était exclu mais on a suggéré que ça pouvait être un tronc d’arbre.

Le monstre du Loch Ness existe-t-il ?

En vérité, personne ne nie qu’il existe au fond de ce loch un ou plusieurs animaux, peut-être inconnus. Le terme « animal » ramène cette controverse sur un terrain plus rationnel et sans doute moins passionné.

Il existe au fond des océans de nombreuses formes animales totalement inconnues. Chaque nouvelle expédition, à des profondeurs de plus en plus importantes, permet aux scientifiques de découvrir de nouvelles espèces.
Il est certain qu’une forme de vie a élu domicile dans ce lac. Cependant, rien ne prouve qu’il s’agisse d’un animal préhistorique comme une espèce proche de l’Elasmosaurus.

Il est plus probable que ces animaux, car il y en a plusieurs, nous sont tout simplement inconnus ou parfaitement connus mais non identifiés. La gigantesque caverne sous-marine découverte par le submersible Pisces en 1969 est-elle le repaire de ces créatures ? Nul ne le sait !

Une chose est certaine, Nessie n’est pas un cas unique. De nombreuses autres créatures ont été observées, voire repêchées à travers le monde.

Le document le plus célèbre est celui réalisé en 1960 par l’ingénieur en aéronautique, Tim Dinsdale. On peut y distinguer une bosse, d’un brun rougeâtre, qui traverse le loch puis tourne et longe la rive opposée. Les experts qui examinèrent la pellicule ne décélèrent aucun trucage. Depuis près de 1500 ans, la légende court qu’il y aurait un monstre, que les gens ont affectueusement nommé Nessie, qui y aurait élu domicile. Maintenant mondialement connu comme étant le monstre du Loch Ness, Nessie a définitivement marqué à tout jamais l’imaginaire collectif de l’humanité.nessie2.jpg

La Vidéo de Nessie qui ne fait plus aucun doute sur son existence

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Stonehenge

C’est dans la plaine de Salisbury que se dresse depuis 5 000 ans, le plus beau monument mégalithique d’Europe. Stonehenge fascine archéologues et astronomes.
Stonehenge n’a pas encore livré tous ses secrets. Etait-ce un temple, un monument funéraire ou un observatoire astronomique
?

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Les bâtisseurs de Stonehenge

Les Celtes ont toujours voué un grand respect à Stonehenge. Mais, on sait qu’ils n’en sont pas les bâtisseurs.
Il est certain que le site a été utilisé par les
druides pour leurs cérémonies. Cependant, les lourds mégalithes étaient là bien avant l’arrivée des Celtes sur le sol britannique.

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Au 17e siècle, les découvertes archéologiques favorisèrent l’hypothèse selon laquelle le grand cercle de pierre aurait été construit par les Mycéniens.
Aujourd’hui, la paternité du site est reconnue aux anciennes populations autochtones. 

En fait, les versions sont confuses et discordantes. Aucun ouvrage de référence ne semble pouvoir vraiment dire avec certitude qui a bâti Stonehenge.

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Grâce aux techniques de datation au carbone, on sait que le site a été construit en quatre phases entre 3 100 et 1 600 avant notre ère, avec des pierres d’origines différentes.
Il faut préciser que les experts penchèrent tout d’abord pour trois campagnes de construction mais aujourd’hui, ils penchent plutôt pour quatre phases bien distinctes. 
Certaines pierres proviennent d’Avebury, à une vingtaine de kilomètres, d’autres des monts Prescelly dans le pays de Galles à plus de 200 kilomètres, et de Milford Haven, à 250 kilomètres

Les caractéristiques du site 

Stonehenge est issu d’un mot saxon signifiant « gibet de pierre ». 

Première phase de construction : Seconde moitié du IIIe millénaire. Les bâtisseurs ont érigé un talus circulaire d’environ 90 mètres de diamètre délimité par un fossé.
L’entrée du cercle sacré était indiquée par deux monolithes et un troisième « Heel Stone » était placé à l’extérieur de l’enceinte. 

Deuxième phase : On creusa dans le flanc intérieur du terre-plein 56 trous. La découverte d’ossements humains fait penser à des tombes.

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Reconstitution de Stonehenge au temps de sa grandeur

Troisième phase : Fin du IIIe millénaire et début du IIe, on disposa en fer à cheval et en double rangée, au centre du cercle, 80 « pierres bleues », des roches éruptives extraites des carrières du Pays de Galles, distantes de plus de 200 km. 

Quatrième phase : XVIe ou XVe siècle avant notre ère. Les pierres bleues furent enlevées et remplacées par 30 énormes monolithes de grès local.
Environ 40 « pierres bleues » furent récupérées pour former un second cercle à l’intérieur du premier.
Au milieu, on dressa 5 trilithes disposés en fer à cheval, d’environ 7 m de hauteur. 
Le point focal de la structure était occupé par une pierre plate baptisée « pierre de l’autel ». 

Les mystères de l’édification de Stonehenge 

Ce site a été élaboré selon un plan extrêmement précis. Sa construction a exigé un effort titanesque. Il ne faut pas oublier que les chariots à roue n’existaient pas quand la construction a débuté. Certains monolithes atteignent 50 tonnes ! A ce jour, aucun scientifique n’a su vraiment expliquer comment ces pierres ont pu être déplacées sur de si longues distances.  La théorie communément admise est la suivante : On suppose que les monolithes ont été tirés sur des traîneaux par des centaines d’hommes puis, mis en place au moyen de rondins, de cordes, de troncs d’arbres, de leviers et d’échafaudages de bois. 

On peut d’ailleurs se demander pourquoi ces hommes ont été chercher si loin des blocs issus de roches différentes. 

Nul ne peut l’expliquer aujourd’hui. Si le mystère de l’acheminement des monolithes reste entier, par contre, la vocation du site fait l’objet de plusieurs théories

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La vocation de Stonehenge

De nombreuses théories fantaisistes ont été avancées. Je ne m’appesantirais pas dessus car entre les géants qui font partie d’une race disparue et les petits hommes gris ou verts selon les goûts qui nous rendent régulièrement visite, les élucubrations des uns et des autres ne manquent d’intérêt mais pas d’imagination.

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De nombreux mégalithes ont disparu au Moyen Age quand le site a été utilisé comme carrière

Arrêtons nous à trois théories. 

1/ Les nombreux restes humains retrouvés indiquent que le site a été utilisé comme sépulture. Cependant, cette théorie défendable est peu probable. En effet, Stonehenge comme Carnac ne possèdent ni couloir, ni chambre funéraire.
Ce n’est pas le cas d’autres nombreux sites mégalithiques en Europe comme Antequera, New Grande ou au Castelet. 

2/ Le site était tout simplement un lieu de culte pour les archéologues. Rien ne vient infirmer ou confirmer cette hypothèse. 

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3/ A partir de 1961, des astronomes tel que Gérald Hawkins, ont étudié le site. Leur thèse est la suivante :
Les mégalithes s’ordonnent en des lignes de visées mettant en valeur des phénomènes astronomiques.
Les cercles de trous correspondraient au système simple d’une machine à calculer gigantesque et primitive mais d’une précision étonnante.
L’anneau des trous d’Aubrey se rapporterait au cycle des éclipses lunaires. Hawkins a démontré qu’en déplaçant six pierres d’un trou chaque année, on peut prévoir tous les évènements lunaires sur de très longues périodes.

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Enfin, différents angles entre les pierres solitaires matérialiseraient les solstices et les équinoxes, les levers et les couchers de soleil et de lune. Pour les astronomes, Stonehenge est donc un immense observatoire Des coïncidences qui ne coïncident pas avec l’histoire Nul ne nie, y compris les archéologues, que les coïncidences astronomiques sont remarquables et donc de ce fait troublantes. D’un point de vue astronomique, les calculs et résultats obtenus sont incontestables. Cependant, les archéologues émettent des objections bien compréhensibles.  La multiplicité des époques de construction leur semble contredire la théorie d’un observatoire bâti en connaissance de cause.
De plus, comment des populations « primitives » auraient eu les connaissances pour créer un tel observatoire ? 

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Au solstice d’été, les premiers rayons de soleil traversent le cercle et viennent frapper la Heel Stone. Au solstice d’hiver, les rayons passent entre les deux trilithes placés aux extrémités du « fer à cheval » intérieur

Beaucoup de scientifiques s’accordent en tout cas à dire que la précision des emplacements de mégalithes est trop grande pour être le fruit du hasard.
En parallèle, on peut également affirmer que les habitants de Stonehenge ne possédaient pas de connaissances scientifiques avancées. 
Stonehenge ne nous a toujours pas livré tous ses secrets. Qui l’a bâti et pourquoi ? 

 

Le Taj Mahal

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Le Taj Mahal (en hindi ताज महल, qui signifie en arabe le « Couronne de Mahal » تاج محل) est situé à Âgrâ, au bord de la rivière Yamunâ dans l’État de l’Uttar Pradesh en Inde. C’est un mausolée de marbre blanc construit par l’empereur moghol Shâh Jahân en mémoire de son épouse Arjumand Bânu Begam, aussi connue sous le nom de Mumtaz Mahal, qui signifie en persan « la lumière du palais ». Elle meurt le 17 juin 1631 en donnant naissance à leur quatorzième enfant alors qu’elle allait à la campagne. Elle trouve une première sépulture sur place dans le jardin Zainabad à Burhampur. Suite à sa mort survenue le 31 janvier 1666, son époux fut inhumé auprès d’elle.

La construction commence en 1632. Cependant, il demeure une incertitude sur la date exacte de la fin des travaux. Le chroniqueur officiel de Shah Jahan, Abdul Hamid Lahori indique que le Taj Mahal est achevé fin 1643 ou début 1644. Mais à l’entrée principale une inscription indique que la construction s’est achevée en 1648. L’État de l’Uttar Pradesh, qui a célébré officiellement le 350e anniversaire de l’édifice en 2004, affirme quant à lui que les travaux se sont achevés en 1654. Parmi les 20 000 personnes qui ont travaillé sur le chantier, on trouve des maîtres artisans venant d’Europe et d’Asie centrale. L’architecte principal fut Usad Ahmad de Lahore. Le 7 juillet 2007, le célèbre monument a été désigné comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde.

Chichén Itzá

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Chichén Itzá est une ancienne ville maya située entre Valladolid et Mérida dans la péninsule du Yucatán, au Mexique. Chichén Itzá était probablement le principal centre religieux du Yucatán et reste aujourd’hui l’un des sites archéologiques les plus importants et les plus visités de la région. Le 7 juillet 2007, l’endroit a été désigné comme l’une des sept nouvelles merveilles du monde après un vote organisé par la New Seven Wonders Foundation.

La présence d’une cité maya à cet endroit est due à la présence de deux puits naturels (cénotes) qui constituaient un trésor inestimable dans cette région dépourvue d’eau. Le site doit d’ailleurs son nom à cette source d’eau souterraine : Chi signifie « bouche » et Chén, « puits ». Itzá est le nom du peuple qui fonda la ville en 534 après J.-C. et l’abandonna un siècle plus tard pour des raisons encore inconnues. À partir du Xe siècle, Chichén Itzá devient alors le centre religieux d’une civilisation Maya-Toltèque florissante et était probablement un lieu d’initiation pour les prêtres qui étaient par la suite envoyés dans le reste du Yucatán. Chichen itza a d’abord été acheté par Edouard Thomson qui a fait des fouilles dedans alors qu’il n’y avait pas droit et a envoyé ce qu’il a trouvé vers les Etats-Unis, suite à ces découvertes, le gouvernement mexicain a alors mené cette affaire en justice pour récupérer ces trésors archéologiques. Apres de longues années de négociations, le musée qui détenait les trouvailles a dû en rendre une partie, mais évidemment, ils n’en ont rendu que les petits morceaux les moins importants.

La pyramide de Khéops

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La grande pyramide de Khéops est un monument construit par les égyptiens de l’antiquité, formant une pyramide carrée de 137 m de hauteur. Tombeau du pharaon Khéops, elle fut édifiée il y a plus de 4500 ans, sous la IVe dynastie, au centre d’un vaste complexe funéraire se situant à Gizeh en Égypte.

Elle est la seule des sept merveilles du monde de l’antiquité à avoir survécu jusqu’à nos jours. Durant des millénaires, elle fut la construction humaine de tous les records, la plus haute, la plus volumineuse et la plus massive. Véritable symbole de tout un pays, elle est depuis plus de 4500 ans le monument le plus scruté et le plus étudié au monde. Le tombeau, véritable chef-d’œuvre de l’Ancien Empire égyptien, représente la concentration et l’aboutissement de toutes les techniques architecturales mises au point depuis la création de l’architecture de pierre par Imhotep pour la pyramide de son souverain Djéser. Toutefois, les nombreuses particularités architectoniques et les exploits atteints en font une pyramide à part qui ne cesse de captiver l’imagination des hommes.

Le rôle de la pyramide au sein du complexe funéraire 

La pyramide de Khéops fait partie d’un complexe plus large, constitué :

  • d’un temple funéraire en deux parties, une basse appelée « temple de la vallée » et une partie haute située à proximité de la pyramide, ces deux parties étant reliées par une chaussée servant de galerie de communication ;

  • d’un ensemble composé de la pyramide de Khéops, de trois pyramides de reines, d’une pyramide satellite, ceint d’une muraille, relié à la galerie de communication par l’intermédiaire de la partie haute du temple ;

  • de multiples mastabas regroupés en trois cimetières ou villes de mastaba situées à l’orient derrière les pyramides des reines, au sud de la grande pyramide et à l’occident de la pyramide du roi, dans le désert.

Architecture de la pyramide 

La pyramide de Khéops a bénéficié, pour son érection, des développements et des innovations techniques des pyramides de son père Snéfrou à Dahchour. Elle ne semble avoir subi aucun changement de plans à l’extérieur. Ce point est par contre sujet à discussions en ce qui concerne l’intérieur du monument. Deux écoles s’affrontent ; il y a les partisans d’un projet unique et les partisans de trois projets successifs. Il semble que l’architecte en fut le vizir Hémiounou.

Vue en coupe et distribution interne de la pyramide de Khéops

Vue en coupe et distribution interne de la pyramide de Khéops

Système de couverture, entrée de la pyramide de Khéops

Système de couverture, entrée de la pyramide de Khéops

La pyramide de Khéops en quelques chiffres clefs :

  • Base de la pyramide sud : 230,454 m ; nord : 230,253 m ; ouest : 230,357 m ; est : 230,394 m ;
  • Hauteur initiale 146,58 m, aujourd’hui 137 m[ ;
  • Périmètre 922 m ;
  • Surface 53 056 m² ;
  • Volume 2 592 341 m³ ;
  • Masse 5 000 000 t[ ;
  • Orientation faces orientées sur les quatre points cardinaux (erreur: ~ 3′) ;
  • Masse par bloc chaque bloc de pierre calcaire polie pèse en moyenne 2,5 t ;

La Plaine de Nazca

Les inscriptions les plus impressionnantes et les plus ambigües du monde ont été tracées dans le désert dans une région reculée du sud du Pérou. Par qui ? Quand et pourquoi ?

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Il faut attendre 1927 pour que le site de Nazca soit connu et découvert. C’est au cours d’un vol qu’un pilote péruvien, survolant la région, découvre avec étonnement les premiers tracés au sol. Jusque là invisible du sol, il prend conscience de sa découverte.

Les archéologues s’intéressent au site : Dés 1939, soit plus de mille ans après la disparition des indiens Nazcas, l’archéologue Paul Kosok s’intéresse à la découverte du site et se rend sur place.

Parmi toutes les lignes géométriques de taille gigantesque qui s’y trouvent, on a identifié 18 figures animales gravées dans le sol, dont un singe, une araignée, des oiseaux, un lézard et un chien. Certaines lignes et dessins franchissent même des vallées et des montagnes, comme l’étrange homme-hibou ou homme extraterrestre.

Des tailles gigantesques !

Ce qui impressionne à Nazca est la taille de ces traces. Elle n’est perceptible que lorsque l’on survole le Site, en avion ou en ballon.
L’araignée représentée au sol atteint plus de 50 mètres. Le fameux colibri de Nazca, lui, atteint plus de 100 mètres de long et autant de large !
Des représentations gigantesques que les Nazcas ne voyaient pas
La situation de ces lignes géantes au milieu du désert aride qui n’enregistre que de très faibles précipitations annuelles a permis que ces lignes soient protégées de l’érosion et des outrages du temps.

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L’existence des lignes de Nazca pose plus d’une question, mais la première qui vient à l’esprit est sans doute la suivante : puisqu’il est impossible de les observer à même le sol, pour qui furent-elles tracées et par quels moyens?

On ne réussit pas à dessiner parfaitement des figures dans la taille varie entre 50 m et 300 m de façon fort approximative. Ces dessins sont donc le résultat d’un long travail méthodique et très précis. Les pierres naturelles qui reposaient sur le sol furent soigneusement enlevées, et le sillon ainsi formé fut bordé par certaines d’entre elles afin d’accuser davantage son relief.

Plusieurs ont tenté d’élucider le mystère qui entoure toujours ces étranges géoglyphes. Malgré tout, les questions fusent de partout et les réponses sérieusement documentées se font rares pour ne pas dire inexistantes. Depuis la découverte des lignes, certains, à court d’arguments, ont même avancé qu’elles sont le résultat de l’intervention d’extraterrestres.

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Comment ont-ils réalisé ces dessins ?

Maria Reiche apportera, grâce à ses études de précieuses réponses à la question  » Comment ? « .

Les indiens Nazcas réalisèrent ses figurent en dégageant le sol aux endroits où étaient tracés les lignes constituants les figures.

Débarrassées des plus gros cailloux et pierres, les figures prennent naissances sur le sol.  Ceci est la première explication du  » Comment ?  » Par contre, cette question en sous entend une seconde : Avec quels moyens ? Jusqu’à présent, nous savons que l’aviation pris naissance au début du XX Eme siècle, éliminant de fait l’hypothèse de l’utilisation par les Nazcas d’un outil tel que l’avion ! Toutefois, plusieurs scientifiques ont émis l’hypothèse que les Indiens Nazcas aient su inventer et réaliser des ballons à air chaud. Plusieurs traces archéologiques de foyer important peuvent permettrent de pencher vers cette hypothèse.  En 1975, l’Américain Jim Woodman et l’aérostier anglais Julian Nott décident de tenter de fabriquer un ballon à air chaud avec les moyens de l’époque. Suite aux découvertes des momies Nazcas, les scientifiques connaissent parfaitement la constitution des bandes de toiles et des cordes ayant servies à la momification des corps.

Les deux aventuriers décidèrent donc de réaliser leur ballon avec les mêmes méthodes de fabrications, pour les cordes et les toiles, que les Indiens Nazcas utilisaient.

Une partie du résultat fut concluent puisque leur ballon s’éleva à une hauteur de 90 mètres, mais chuta brutalement au risque de tuer les deux aérostiers. Il était démontré que les Indiens Nazca auraient pu se servir de cette méthode et créér des ballons pour superviser le traçage des lignes des différentes figures. Hélas, ce n’est qu’une hypothèse, certes sérieuse, mais dont aucun autre fait archéologique ne permet d’étayer avec certitude.

Cette hypothèse reste alléchante car, sur les flans de certaines collines bordant le plateau de Nazca, on peut voir d’autres dessins de très grandes dimensions mais de factures plus primitives qui, eux, sont attribués aux indiens Paracas, prédécesseurs des Nazcas dans cette région.

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Finalement que pouvons nous dire de Nazca ?

Nul ne peut contester le fait que Nazca est un formidable trésor archéologique. Avec peut de moyens, des hommes d’une civilisation datant des premiers siècles avant notre ère, jusqu’à environ l’an 900, réalisèrent des travaux étonnants. Ils eurent la volonté de laisser des traces d’un savoir que nous avons du mal à comprendre de nos jours. Il est important de se rappeler qu’ils s’implantèrent dans un lieu où, déjà, les Indiens Paracas avaient réalisé des figures gigantesques. Cette remarque en appelle une autre : Est-ce les hommes qui décidèrent de ce lieu ou est-ce le lieu qui décidèrent les hommes à s’implanter ? Nous pouvons nous interroger sur réflexion. Il est étonnant qu’une volonté commune lie deux peuples, probablement ressemblant mais sûrement différents, à des époques si différentes. Il est relativement facile de penser que ce lieu ait été chois dans un concept religieux. Ce lieux avait un attrait magique, mystique pour ces peuples. Connaissaient-ils eux-même les raisons de cette divinité du lieu ? Il semble évident qu’ils avaient la volonté de communiquer avec quelques choses de lointain. Doit-on penser au  » lointain  » de l’esprit tels les dieux ou les divinités de leurs religions ou devons-nous penser au  » lointain  » de l’espace ? L’aspect mystique des peuples de l’Amérique du Sud ne fait aucun doute. Par contre nous savons que les sciences les attiraient et qu’ils connaissaient déjà de nombreux principes physiques. Plusieurs fois les archéologues officiels furent confrontés à des découvertes étonnantes dans des lieux ou des tombaux précolombiens. Il y a quelques décennie ils découvrirent dans une tombe une sculpture représentant un avion …

Pouvons-nous penser que les lieux choisis par les Indiens Paracas et les Indiens Nazcas étaient en relation avec l’espace ?

Peut-on penser que les représentations dans les sables de Nazca étaient destinées à des messages vers l’espace ?

D’ailleurs, n’avons-nous pas fait la même chose pour les sondes spatiales Voyager en plaçant une plaque d’identification à leur bord ?

Les traces de Nazca

Ces emplacements à flanc de colline nous démontrent, avec certiture, que les Indiens Paracas avaient besoin de prendre du recul pour réaliser leur oeuvres, d’où la nécessité de placer leurs travaux sur des flancs de collines. Cette réflexion accrédie d’office l’hypothèse que les NAzcas savaient « prendre de la hauteur » pour contempler et finaliser leurs oeuvres ! La question du « Comment » ? demeure encore entière ! Quoi qu’il en soit les Indiens Nazcas durent trouver une astuce ou des outils leur permettrant de réaliser, à grande échelle, ces figures qui nous surprennet depuis plus d’un siècle.

Maria Reich affirmait que les Nazcas procédaient, au préalable, à la construction de maquettes leur permettant, ainsi de reproduire les figures à des échelles incroyablement plus grandes que les maquettes d’origines. Seules des traces de ces maquettes semblent avoir été découvertes par l’archéologue allemande. Toutefois, rien ne permet d’être sur que cette hypothèse puisse nous conduire à une certitude.

Les traces de Nazca : Pourquoi ?

L’ensemble de la communauté scientifique se perd en conjectures ! Maria Reiche soutenait la théorie que les lignes droites constituant également les traces de Nazca étaient un calendrier astronomiques permettant de connaître et de calculer les dates et les saisons. Cette théorie tint peu avec l’évolution des technologies et l’arrivée de l’ordinateur. En 1968, l’astronome Américain Gérald Hawkins se servant de ces nouvelles technologies, démontra que l’ensemble de ces lignes ne permettait pas de constituer un calendrier astronomique.

Les années se suivent et les lignes de Nazca continuent à stupéfier les touristes et à déconcerter les historiens. Leur message est peut-être inscrit dans le sol, mais le désert refuse toujours de dévoiler ses secrets.
Les années se suivent et les lignes de Nazca continuent à stupéfier les touristes et à déconcerter les historiens. Leur message est peut-être inscrit dans le sol, mais le désert refuse toujours de dévoiler ses secrets.

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Ile de Pâques

L’île de Pâques (en espagnol Isla de Pascua, en langue māori Rapa Nui) est connue pour ses centaines de hautes statues monumentales « Les Moaïs » qui gisent brisées ou enfouies sur cette ile volcanique. Qui les sculpta et pourquoi ? Ont-elles un lien avec d’autres cultures polynésiennes ? Indiquent-elles une influence sud-américaines ? C’est ce que nous allons tentés de découvrir ….

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Au Milieu du Pacifique Sud

D’une superficie de 16 628 hectare, l’île de Pâques est un minuscule triangle de terre, perdu au milieu du Pacifique Sud. 3700 km la sépare des côtes chiliennes et 4000 km de Tahiti. Vers le Nord et le Sud, les distances sont toujours aussi vertigineuses avec 3800 km jusqu’aux Iles Galapagos et 5000 km jusqu’à l’Antarctique. Le climat est subtropical avec une température annuelle moyenne de 21°C. Les pluies sont faibles mais fréquentes, car réparties sur toute l’année.

Le Saviez-vous ? L’île de Pâques est la terre la plus habitée au monde

Une île Polynésienne

Colonisée par un groupe de Polynésiens vers le Ve siècle, l’île de Pâques est considérée comme la frontière extrême orientale de la Polynésie. Elle forme avec l’archipel de Hawaï au nord et la Nouvelle Zélande au Sud, une des limites de ces vastes parties du monde éclatée en îlots. Il y a deux millions d’années, le volcan Poike surgissait des eaux. Il fût suivi, un million d’années plus tard, par le Rano Kau, puis 760 000 ans après, par le Maunga Terevaka. Aujourd’hui éteints, ces trois volcans forment les trois extrémités principales de l’île.

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 Le volcan Rano Kau 

La dernière éruption du volcan Rano Kau remonte à 10000 ans. Son cratère, situé à 250 mètres au dessus du niveau de la mer, mesure plus d’un kilomètre de diamètre et abrite une lagune de 280 mètres de profondeur. L’Ile de Pâques est loin d’être paradisiaque. D’aspect aride, elle ne possède aucun cours d’eau. Son sol, sans cesse balayé par les vents marins, est très pauvre en végétaux. Il est presque entièrement recouvert d’une herbe rase et jaune.

Le Saviez-vous ? L’île de Pâques s’étend sur un total de 73 volcans éteints

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Cet état de désolation est largement dû à l’élevage intensif de moutons que les Anglais pratiquèrent sur l’Ile pendant la 1ère moitié du 20e siècle. De plus la terre végétale n’atteignant que 50 cm de profondeur, il est très difficile pour les arbres d’y maintenir leurs racines.

Grottes et voies souterraines

Issue de lave des volcans, les côtes de l’île de Pâques sont rocheuses et très souvent escarpées. Percées de cavernes, elles mènent parfois à de profondes grottes souterraines qui traversent le sol de part en part. On en compte plusieurs centaines dont beaucoup ont servi de refuges aux Rapa nui pendant des siècles.

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Faune et Flore

Il n’existe aucun animal autochtone sur l’île. Toutes les espèces présentes, actuelles ou passées, ont été implantées par l’homme. Les rats et les poules amenés par les polynésiens, fûrent pendant longtemps les seules sources de viande. Puis vinrent s’ajouter avec l’arrivée des Européens des chevaux, des bovins et des moutons.

UN PEU D’HISTOIRE

De 1500 av J.-C. à 800 ap. J.-C, les Polynésiens parcoururent un espace maritime immense en plein coeur de l’Océan Pacifique. Ils y découvrent l’île de Pâques en 500 ap. J.-C, date équivalent à l’aube du Moyen Age Européen. Jusqu’au 5 avril 1722, jour de l’arrivée des premiers Européens, ceux qui allaient devenir les Rapa Nui, bâtissent sur leur île une civilisation monumentale. Selon la principale légende Rapa Nui, sept éclaireurs envoyés par l’Est par les Polynésiens ont un jour découvert l’existence de l’île. Plus tard, un roi déchu, nommé Hotu Matua, vint s’y installer avec son épouse Avareipua. Il emmena avec lui hommes, femmes et enfants, ainsi que des animaux et des plantes destinés à assurer leur subsistance.

Par la suite, les Rapa Nui ont immortalisé les premiers découvreurs de l’île en représenant sept moaï à leur effigie.

Toujours visibles de nos jours, ils sont disposés sur l’Ahu Akivi, le seul Ahu de l’île construit dans les terres et non sur le rivage. Orientés vers la mer, ils regardaient symboliquement en direction de leur île polynésienne natale.

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Longues et courtes oreilles

Selon une légende, la population fût rapidement séparée en clans. Parmi les deux principaux, les Courtes Oreilles étaient probablement les descendants des premiers Rapa Nui, issus d’Huota Matua. Les longues Oreilles, quant à eux, seraient arrivés plus tardivement sur l’île.

Guerres tribales

Toujours selon la légende, au 17è siècle, de violents affrontements opposèrent les deux clans, et mirent l’île à feu et à sang. Ces guerres tribales fûrent sans doutes provoquées par une raréfaction des vivres et des matières premières, suite à plusieurs bouleversements climatiques. Les Rapa Nui étaient entrés dans une phase de décadence que l’arrivée des Européens allaient bientôt aggraver.

Le Saviez-vous ? Les polynésiens explorèrent un territoire maritime plus vaste celui des Vikings

L’arrivée des européens

Les Hollandais

En août 1721, l’amiral Hollandais Jacob Roggeveen  part à la recherche d’un continent dans le Pacifique Sud. Le 5 Avril 1722, il y découvre fortuitement l’île de Pâques. Il restera 5 jours seulement sur ce territoire minuscule.

Les Espagnols

En décembre 1770, l’espagnol Felip de Gonzalez y Hadeo, également en quête d’un continent austral, parvient jusqu’à l’île, où il y reste 6 jours. La Couronne Espagnole en prend possession et la baptise Isla de San Carlos , en l’honneur du roi Carlos III

Les Anglais

En 1774, James Cook de retour de l’Atlantique, fait escale à l’île de Pâques pendant 3 jours. Il la décrira longuement dans ses récits de voyage, mais ne voit en elle aucun intérêt stratégique pour l’Angletterre ou d’autres pays.

Les Français

Jean-François de Galaud de la Pérouse, qui mène une expédition française dans le pacifique Sud, atteint l’île le 9 Avril 1786. Acompagné d’officiers et de scientifiques, il pénètre à l’intérieur des terres afin de visiter les monuments et les habitations Rapa Nui. Plusieurs plans précis en sont pour la première fois dessinés.

Le Saviez-vous ? Pourquoi l’île de Pâques se nomme t-elle ainsi ? Parce qu’elle fût découverte par les premiers Européens le soir du dimanche de Pâques le 5 Avril 1772

Pendant la 1ère moitié du XIXe siècle, plusieurs équipages de navires étrangers, tentent des incursions dans l’île. Ceux qui y parviennent se livrent le plus souvent aux pires exactions. Après des tueries, des enlèvements et des viols, les Rapa Nui deviennent agressifs envers les nouveaux arrivants. Ils se défendent avec peu de moyens dont ils disposent, principalement en criant et en jetant des pierres.

Esclavages

Le 12 décembre 1862, un millier de Rapa Nui sont capturés par des marchands d’esclaves péruviens. Parmi les prisonniers se trouvent la famille royale ainsi que l’ensemble des hommes savants, capables de déchiffrer l’écriture rongo rongo. Tous sont destinés à un travail harassant et dangereux : l’exploitation des mines péruviennes de guano. Lorsque le gouvernement péruvien ordonna, sous les pressions anglaises et françaises, la libération des Rapa Nui, 80% d’entre eux étaient déjà morts dans les mines. 15 insulaires seulement finirent par retrouver leur île. Ils y répandirent sans le savoir le germe de la variole, contracté au contact des continentaux. Plus de la moitié de la population fût décimée par la maladie.

Evangélisés

Le frère Eugène Eyraud séjourne sur l’île en mai 1863. Il y reste 9 mois pour y revenir définitivement en mars 1866. Son oeuvre d’évangélisation, renforcée par l’arrivée de trois autres missionnaires, participe à la chute de la religion ancestrale des Rapa Nui. En 1968, à la mort du frère Eyraud, la statue la plus vénérée de l’île, appelée Hoa Hakananai’a ou la briseuse de vagues , est enlevée par  un nvaire de guerre américain. Le dernier symbole de la religion Rapa Nui est tombé.

Tyrannisés

Jean-Baptiste Dutrou Bornier, aventurier français, débarque en avril 1868. Il désire acheter les terres les plus fertiles pour pratiquer l’élévage. Rapidement, il se prétend roi de l’île et tyrannise les Rapa Nui. Il est mystérieusement assassiné en 1877.

LES MOAI, GEANTS DE PIERRE 

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838 Moaïs sont recensés sur l’île. Ce sont des représentations de divinités et d’ancêtres. Chaque clan de l’île possédait les siens, disposés sur une plate-forme sacrée. Cette dernière, appelée Ahu, servait également de lieu de sépulture et était toujours installée le long des cotes.
Toutes les statues ont été érigées dos à la mer et face aux maisons, en symbole de protection. Selon la tradition, chaque moai porte la responsabilité de la partie du monde qu’il regarde

Les mégalythes ont, pour la plupart, été façonnés dans la roche du volcan Rano Raraku. Le choix de ce matériau tient à son extraordinaire maléabilité. Composé de cendres volcaniques compactées et de petits morceaux de basalte, il se prête parfaitement au travail de la pierre.Les moais étaient entièrement réalisés dans la carrière. Chaque détail achevé, ils partaient pour leur destination finale. 

Déplacés par une force suprême

La légende raconte que, transportés par une force suprême, le mana, ils marchaient d’eux-mêmes jusqu’à leur plate-forme. En réalité, l’opération nécessitait une quantité phénoménale de force et de temps.
Il semble que les Rapa Nui ne disposaient pas de suffisament de bois pour faire rouler les idoles sur des rondins. Ils les auraient plus vraisemblablement déplacées en position debout, en les tirant par à coups à l’aide de cordes végétales, vers la droite puis vers la gauche. 
 

MOAI TE PARO : LE GEANT DES GEANTS 

Moai Te Paro est le plus haut moai jamais érigé sur l’île. Aujourd’hui renversé, il mesurait, pukao compris, 12 mètres de haut pour un poids de 80 tonnes. Sa plate-forme, Ahu Te Pito Kura, se situe à 6 km de la carrière. D’après des estimations scientifiques, il aurait fallu un an et 30 hommes pour sculpter ce moai, 2 mois et 90 hommes pour le déplacer, et 5 mois et 90 hommes pour l’ériger sur sa plate-forme.Une oeuvre collossale qui semble toutefois en dessous des ambitions et des capacités des Rapa Nui : c’est un moai de 21,65 mètres, appelé Te Tokanga, qui a été retrouvé en cours d’exécution dans la carrière. Une fois détaché, il aurait pesé 200 tonnes.  

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UNE BRUTALE DECHEANCE 

Au fil du temps, les réalisations furent de plus en plus stylisées et imposantes. Les Rapa Nui s’étaient lancés dans une course aux grandeurs censée, devant les bouleversements climatiques et la raréfaction des vivres, apaiser les dieux et les ancêtres.  Cet état de crise déclencha des guerres tribales à la fin du XVIIIe siècle. Les statues des clans adverses furent alors mises à bas en signe de représailles. Les rares à avoir été épargnées ont été renversées et pillées au XIXe siècle par les occidentaux. Ce n’est qu’au cours du XXe siècle, que certaines statues furent relevées par des scientifiques ou des mécènes étrangers. 

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En 1955, Thor Heyerdahl fait relever le moaï solitaire de l’Ahu Ature Huki dans la baie d’Anakena. Le colosse est érigé en dix-huit jours grâce au savoir-faire de Pedro Atan, le maire du village. Il est toujours debout aujourd’hui.

Une langue Ancestrale

Le Rapa Nui est la langue des insulaires. Cousine lointaine du tahitien, elle est de type polynésien. Les indigènes se la transmettent de génération en génération depuis plus de 15 siècles.C’est une langue au rythme marqué et aux consonances douces. Les syllabes y sont souvent répétées, comme dans l’expression rongo rongo qui signifie écriture. Aujourd’hui, sur les 4000 habitants de l’île, un tiers sont Chiliens et ne parle que l’espagnol. Mais les Rapa Nui se battent pour garder leur langue vivante et la faire évoluer avec la modernité.

L’alphabet Rapa Nui

A    se prononce comme en français     NG   comme dans song en anglais

E     comme un accent aigu                   O    comme en français    

    comme un h aspiré en anglais      P      comme en français

     comme en français                        R    roulé sauf en début de mot

K     comme en français                       T      comme en français 

    comme en français                       U     comme « ou » en français

N     comme en français                                son occlusif comme dans

                                                              l’interjection anglaise « oh! oh »

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Auteur: Krystal78

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